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Photovoltaïque: Le difficile accès au crédit

Par L'Economiste | Edition N°:3382 Le 13/10/2010 | Partager

. Les banques exigent des ratios importants de couverture . La construction d’une centrale encore onéreuse«Les projets solaires ont été relativement épargnés par la crise des crédits qui sévit depuis le 2e semestre 2008», lance d’emblée Thomas Picard, gérant de la banque Lazard Paris. Ce dirigeant, spécialisé dans le photovoltaïque, intervenait lors d’un débat sur les énergies renouvelables organisé par le cabinet BDO.Mais si ce secteur a été épargné par la crise, c’est surtout grâce à la nature de ses projets avec des cash-flows sécurisés sur de longues périodes. De plus, les contrats portant sur ce type de projets sont signés par des opérateurs solvables et ne présentent pas de risque de volume. Autre caractéristique: la production d’une centrale solaire varie très peu d’une année à l’autre. Il n’y a pas non plus de risque de fluctuation des prix puisqu’il s’agit de contrats avec tarif indexé. La protection porte ainsi sur le prix et sur l’inflation. «Même au pire de la crise, nous avons été en mesure de lever des fonds pour les projets photovoltaïques», affirme Picard. Cependant, la crise a eu quand même des impacts négatifs sur le secteur. Il s’agit notamment de la hausse des marges de crédit. Du coup, des organismes financiers ont exigé des ratios de couverture plus élevés. Autrement dit, les investisseurs devaient mettre plus de fonds propres pour financer leurs projets. Autre conséquence de la crise: la quasi-fermeture du marché de syndication. Ce qui a rendu difficile la levée de fonds importants. «Mais aujourd’hui, le marché s’ouvre un peu. Depuis quelques mois, il tend à s’améliorer avec une baisse des marges de crédit», signale Picard.Côté investisseurs, l’on note un regain d’intérêt parce que les projets dans le photovoltaïque sont souvent de petite taille.Par ailleurs, l’essentiel du coût KW d’origine photovoltaïque réside dans celui de la construction de la centrale. L’énergie solaire étant gratuite, les coûts d’exploitation de la centrale sont très faibles. En général, ils représentent aux alentours de 20% du chiffre d’affaires. Par contre la construction est ce qu’il y a de plus coûteux dans ce type d’investissement. Le constat aujourd’hui est que ce coût est en train de baisser de manière importante grâce à la baisse des prix du photovoltaïque. En Espagne, en France et en Allemagne par exemple, les régulateurs créent un tarif avec obligation d’enlèvement de l’électricité de la collectivité locale qui va permettre de favoriser la filière. Ce tarif augmente alors même que les prix du photovoltaïque baissent. Ainsi, le développeur de cette énergie en tire des gains considérables. Les pouvoirs publics se sont alors demandés si ce phénomène est acceptable alors que le secteur ne crée pas beaucoup d’emplois. Du coup, les régulateurs ont baissé les tarifs. Par conséquent, les développeurs ne trouvent plus d’intérêt à construire des centrales solaires. En Europe, cette construction coûte un peu moins de 3 euros le KW. «Au Maroc, l’hypothèse veut que ce coût serait plus élevé. Il devrait être autour de 3,2 euros le KW. Un prix dû aux charges de l’acheminement des panneaux et au raccordement au réseau électrique», estime Picard.J. B.

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