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    Pharmacies: Les dépôts de nuit au centre des élections de l'Ordre

    Par L'Economiste | Edition N°:1165 Le 14/12/2001 | Partager

    . Le syndicat se dit victime d'une machination. Une double polémique anime le secteurLa polémique entre le Syndicat des Pharmaciens d'Officines (SPO) et celui des employés des dépôts de nuit de médicaments, affiliés à la CDT, cède la place à une autre. Si les enjeux de la première sont une cagnotte et des revendications sociales, la seconde controverse du secteur bat pavillon électoral. Des “informations, savamment distillées à la presse, utilisent les dépôts de nuit de médicaments comme outil de pression électorale”, dénoncent de part et d'autre le SPO et la CDT. Pour démêler l'écheveau, il faut savoir que les dépôts appartiennent au syndicat des pharmaciens regroupant les propriétaires d'officines. Ce sont des points de vente fixes pour les médicaments, mais qui n'ouvrent que la nuit. Leur création pallie le défaut d'officines ou le refus d'assurer la garde par ces dernières. Les problèmes commenceront vers le mois de mai 2000, lorsque des pharmaciens regroupés en association ont décidé d'assurer des veilles de nuit dans la Préfecture d'Anfa. Ils ont ainsi exigé la fermeture de tous les dépôts se situant dans ce périmètre. Un effet d'entraînement aura lieu et le SPO demandera la fermeture de tous les dépôts sur Casablanca avant fin 2001. La CDT est montée au créneau pour demander une solution sociale pour les employés. Au beau milieu de la controverse surgit une cagnotte, les dépôts réalisent près de trois millions de DH de chiffre d'affaires. En cas de fermeture, cette somme sera répartie entre les officines de garde. Conscients des enjeux, les employés ajustent la barre de leurs revendications. Ils demandent 10.000 DH par an d'ancienneté à titre de dommages et intérêts, là où le syndicat des pharmaciens ne leur offre que l'équivalent de deux mois de salaire par an d'ancienneté (près de 4.000 DH). Statu quo. L'affaire est portée devant l'autorité locale. C'est là l'origine de la première polémique. Saisi, le wali, à l'époque My Slimane Alaoui, ordonne dans un premier temps aux pharmaciens de “surseoir à leur décision d'assurer les tours de garde” avant d'acquiescer à leur demande de fermeture des dépôts “sous réserve du règlement du problème des salariés” (8 février 2001). Finalement, Driss Benhima, en sa qualité de gouverneur de Casa-Anfa, donnera son aval pour la fermeture de deux dépôts se trouvant dans son périmètre. Un troisième continue toutefois d'ouvrir ses portes, il appartient bizarrement à un particulier et non au syndicat des pharmaciens. D'où vient alors la seconde polémique, l'instrumentation électorale des dépôts de nuit? En fait, deux ont été fermés récemment à Casablanca. A Hay Hassani comme à Aïn Sebaâ, des employés ont été impliqués dans des affaires de vol de médicaments, notamment au laboratoire Aventis. Les informations parvenues à la presse expliquent que c'est la justice qui a sévi dans ce dossier sur une action de l'Ordre des pharmaciens! Ce dernier aurait donc supplanté le syndicat dans la résolution d'un problème qui relève de sa compétence. “C'est une manière de discréditer certains membres du syndicat et de montrer leur inaptitude”, indique un membre du SPO. La manipulation des informations parvenues à la presse serait d'autant plus grave qu'elle est intervenue quelques jours avant le renouvellement d'une partie des membres de l'Ordre. La profession est donc en pleine campagne électorale. Dans la foulée, les “manipulateurs” auraient aussi simulé un bras de fer entre l'Ordre et le syndicat. Ce dernier reconnaît que ces revendications ne sont pas à l'origine de la fermeture des deux dépôts casablancais, mais c'est “sur sa décision qu'ils ont arrêté leur activité”. La justice ne s'est donc pas prononcée sur le sujet. “Les affaires de vol ne sont que la goutte qui a fait déborder le vase; la situation précaire de ces dépôts imposait aussi leur fermeture”, indique un membre du syndicat. “Ils sont devenus de hauts lieux de délinquance”. Reste à savoir qui est l'auteur de cette controverse? Sans aller jusqu'à accuser l'Ordre, le SPO dénonce toutefois “certains de ses membres”. Il se dit victime d'une machination. Celle-ci aurait d'ailleurs porté ses fruits lors des élections. Les personnes soutenues par l'Ordre ont toutes été reconduites, avance le syndicat. Les candidats déboutés ont dénoncé ce résultat auprès du ministère de la Santé et du SGG. Les conditions et le matériel de vote (urne, enveloppes…) seraient non conformes. Enfin, des villes ont été exclues, selon eux, du processus. “C'est le cas de la ville de Oued Zem”. o


    Les jouets Imaginarium tiennent le haut du pavé

    L'article publié dans nos colonnes concernant la nouvelle franchise espagnole de jouets, Imaginarium, a connu un vif succès auprès des lecteurs de L'Economiste. En effet, à l'approche des fêtes de Noël, beaucoup de personnes se sont intéressées à ce magasin de jouets et se sont adressées au journal afin de s'enquérir de l'adresse du magasin et d'en savoir plus sur ses produits. Mêmes des écoles ont sollicité des renseignements de manière à établir un partenariat avec Imaginarium. Adil HMAITY

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