×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Pétrole: Le Conseil de Coopération du Golfe cherche la stabilité du marché

Par L'Economiste | Edition N°:711 Le 24/02/2000 | Partager


· Des membres du CCG demandent à l'OPEP d'examiner le marché avant de décider d'une augmentation de la production
· Selon des analystes, la hausse de l'offre ne devra pas dépasser un million de barils par jour


Les monarchies du Golfe sont décidées à assurer la stabilité du marché. C'est du moins ce qui ressort des premières déclarations de leur ministre du pétrole à l'issue de la réunion du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) tenu hier à Ryad(1). Les pays membres du Conseil ont affirmé qu'ils tiennent à leurs engagements d'assurer le flux du pétrole vers les marchés mondiaux. A rappeler que l'objectif de cette réunion est d'échanger des informations pour mettre en place une vision commune avec les autres pays exportateurs afin de maintenir l'équilibre entre l'offre et la demande.
Au sein du CCG, des voix s'élèvent pour attirer l'attention de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). "L'Organisation doit étudier le marché avant de décider d'une augmentation de la production", souligne-t-on. Plusieurs pays exportateurs estiment que le pompage de quantités supplémentaires de pétrole brut par l'OPEP doit être soumis à un examen des quantités demandées en l'an 2000.

Calendrier


De même, un calendrier doit être établi de manière à ne pas faire du tort aux producteurs. Une augmentation de la production de 2 à 3 millions de barils par jour est jugée exagérée.
Mardi, les cours ont fini en hausse sur le marché à terme de New York. Ils ont atteint 29,62 Dollars. Cette progression intervient alors que les opérateurs s'attendent que les pays OPEP et non OPEP se prononcent sur une éventuelle augmentation de leurs quotas de production.
Selon des analystes: "Les déclarations de certains pays participants, détaillant une hausse limitée de la production, ont soutenu les cours". L'augmentation pourrait tourner autour d'un million de barils par jour au lieu de 1,7 million évoqué la semaine dernière par le Venezuela, ajoutent-ils. En tout cas, le marché attend des signaux forts de la part des pays producteurs, surtout après la réunion du CCG. Cette rencontre devra être suivie par des discussions le 2 mars à Londres entre L'Arabie Saoudite, le Venezuela et le Mexique (pays qui ne fait partie de l'OPEP).
La décision d'augmenter la production revient en dernier lieu à l'Organisation des pays exportateurs dans son prochain sommet prévu pour le 27 mars. Pour l'heure, les cours risquent de rester à un niveau élevé, prévoient plusieurs experts. Ces derniers précisent que les réserves sont à un niveau relativement bas. Sans parler de crise, les analystes les plus pessimistes estiment que le marché manque de pétrole aujourd'hui.


Les Etats-Unis visent un effondrement des prix!

Décidément, la tournée du secrétaire américain à l'Energie, M. Bill Richardson, dans les pays du Golfe provoque des réactions virulentes auprès de certains milieux, notamment la presse. Dans son édition de mercredi, un quotidien émarati a indiqué que Washington vise à neutraliser l'arme du pétrole arabe. Et d'ajouter que M. Richardson cherche, non pas la baisse des prix, mais leur effondrement. La tournée du secrétaire américain intervient après une visite en Israël mardi où des accords ont été conclus dans plusieurs domaines liés à l'énergie.

Mohamed DOUYEB (AFP)

(1) Cf L'Economiste du 22 février 2000.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc