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    Pétrole: Forte demande malgré la flambée

    Par L'Economiste | Edition N°:2763 Le 24/04/2008 | Partager

    . Surtout du côté des pays émergents. Spéculation de la part des investisseursPays producteurs et consommateurs de pétrole sont incapables d’arrêter à court terme l’ascension vertigineuse des prix du brut, qui pourrait enfoncer davantage une économie mondiale en fort ralentissement, voire menacée de récession.Les ministres du pétrole de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de pays consommateurs réunis au Forum international de l’énergie, qui s’est tenu à Rome du 20 au 22 avril, ont regardé passer les seuils de 117, 118 et 119 dollars en trois jours de conférence sans faire un geste. Dans leur déclaration finale, ils se sont contentés de se dire «préoccupés» par le niveau des cours et d’assurer que les ressources pétrolières et gazières étaient «suffisantes pour répondre aux besoins mondiaux». Depuis le début de la crise financière, le pétrole, et plus largement les matières premières, font l’objet d’une spéculation rampante de la part d’investisseurs qui cherchent à se couvrir de la baisse de la Bourse et du billet vert. Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Nobuo Tanaka, a jugé «possible» que la hausse du cours du baril provoque une récession mondiale, alors que l’économie est déjà frappée de plein fouet par la crise des prêts immobiliers à risques. Mais l’AIE, qui représente les intérêts énergétiques des pays consommateurs, a malgré tout cessé de demander à l’Opep d’augmenter sa production, jugeant l’approvisionnement du marché «suffisant» à court terme. «La hausse des prix n’a rien à voir avec l’approvisionnement du marché», a aussi estimé le secrétaire général de l’Opep, Abdallah El-Badri, mardi 22 avril, ajoutant que même si l’Opep pompait plus, cela ne ferait pas retomber les cours. Les pays producteurs subissent d’autant moins de pression pour augmenter leur offre que la demande résiste étonnamment à la flambée du brut, grâce à la croissance forte des pays émergents. Une aubaine pour eux, car ils peuvent maximiser leurs revenus en produisant à pleine capacité. Mais, pour Lawrence Eagles, principal analyste de l’AIE, l’Opep joue un jeu dangereux, car la production éventuellement mobilisable par l’Opep est «trop faible».Le ministre saoudien du Pétrole Ali al-Nouaïmi, chef de file de l’Opep, partage cet avis: «une capacité excédentaire de production limitée (...) représente la plus grande menace pesant sur l’approvisionnement en énergie», a-t-il affirmé mardi dernier à Rome.Alors qu’elle atteignait 4 à 5 millions de barils par jour (mbj) au début des années 2000, la capacité de production excédentaire de l’Opep est tombée à 2 mbj, dont l’essentiel aux mains des Saoudiens, qui souhaitent voir d’autres producteurs investir.Synthèse L’Economiste

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