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Economie

Pétrole: Des perspectives incertaines

Par L'Economiste | Edition N°:3131 Le 19/10/2009 | Partager

. Les besoins mondiaux vont augmenter de 2% par an à partir de 2030. Un baril à 70 ou 80 dollars est économiquement rentableLa reprise de la croissance économique, dans la plupart des pays, repose encore une fois sur la question de l’approvisionnement du pétrole dont les fluctuations sont surveillées comme du lait sur le feu. Des craintes sur l’instabilité de la région du Moyen-Orient, particulièrement l’Irak, l’Iran et certains pays producteurs d’Afrique, font prendre conscience de la menace réelle sur les approvisionnements du pétrole. Le président de la Fédération de l’énergie, Moulay Abdellah Alaoui, analyse ces perspectives incertaines et scénarios plus ou moins pessimistes, développés par de grandes institutions internationales sur la sécurité d’approvisionnement du pétrole.- L’Economiste: Pourquoi la question d’approvisionnement du pétrole resurgit-elle subitement?-Moulay Abdellah Alaoui: Il y a le risque imminent de voir la production globale atteindre le pic dans dix ans, soit une décennie avant l’estimation de la plupart des gouvernements. Il existe plus de 800 champs pétroliers dans le monde, couvrant les trois-quarts des réserves mondiales et la plupart des grands puits ont déjà atteint leur pic. A cela s’ajoute le problème des sous-investissements des pays producteurs du pétrole. En conséquence, nous devons quitter le pétrole avant qu’il nous quitte, en migrant vers les énergies renouvelables et le nucléaire. N’empêche, nous allons rester dépendants du pétrole, pour ce qui est du transport.- Qu’est-ce qui justifierait une telle décision?- Parce que toute notre économie et notre système social sont basés sur le pétrole. À l’horizon 2025, notre bouquet énergétique sera plus diversifié par l’exploitation du gisement solaire et la mise en œuvre du programme des parcs éoliens planifiés. L’efficacité énergétique contribuera pour 15% à la réduction de la consommation du pétrole. L’objectif étant de réduire la part des produits pétroliers dans le bilan énergétique, en les remplaçant par des énergies alternatives. Toutes ces mesures permettront de neutraliser partiellement les hausses prévues du baril du pétrole, mais si nous introduisons le nucléaire en 2025, la facture pétrolière pourra passer de 7% à 3% du PIB. Le changement prendra beaucoup de temps et d’argent et nous devons sérieusement envisager cette éventualité. D’autant plus que si la demande pétrolière reste stable, le monde devra avoir 4 fois la production de l’Arabie saoudite. Et si la demande augmente d’ici 2030, on aura besoin de 6 fois la production de l’Arabie saoudite. Dans une perspective de croissance mondiale et d’une hausse de la demande dans 20 ans, l’offre ne pourra pas satisfaire les besoins, qui seront en hausse chaque année de 2%, suivant les dernières estimations des experts.- Quelle stratégie faut-il adopter alors?- De toute évidence, le choix énergétique est un grand défi, en termes de géologie, d’investissement et de géopolitique. Aujourd’hui, beaucoup de gouvernements sont de plus en plus conscients qu’un pétrole bon marché et facile relève de l’utopie. Suivant notre meilleur jugement, valeur aujourd’hui, un baril à 70 ou 80 dollars est économiquement rentable.Toutefois, je ne suis pas optimiste quant à la prise de conscience des gouvernements sur la réduction des gisements du pétrole à laquelle nous devrions faire face pour notre approvisionnement. L’Agence internationale de l’énergie estime que le déclin des champs existants de production de pétrole tourne actuellement autour de 6,7% par an comparés aux 3,7% de déclin estimé en 2007. Ce qui était manifestement une erreur d’appréciation.


Demain la rareté

«LE Maroc réfléchit sérieusement sur des politiques de long terme, dépourvues de toute démagogie et de tout clientélisme, consacrant la loi de l’offre et de la demande avec, évidemment, une régulation du marché et des prix nécessaire pour maintenir les équilibres socio-économiques du pays», souligne le président de la Fédération de l’énergie. Ainsi, la stratégie nationale présentée par la ministre de l’Energie, l’an dernier, s’inscrit parfaitement dans le cadre des orientations royales, qui consistent à «garantir la sécurité énergétique de notre pays, à diversifier les sources d’énergie, par le recours à des énergies alternatives, et d’en assurer un usage rationnel». Les chantiers sont donc ouverts et de nombreuses pistes de réflexion sont engagées, aussi bien pour l’accès généralisé à l’énergie à des prix compétitifs que pour le développement durable avec la promotion des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.Propos recueillis par Bachir THIAM

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