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    Petite secousse, grosses peurs

    Par L'Economiste | Edition N°:3173 Le 18/12/2009 | Partager

    . Mieux vaut rester vigilant et améliorer la qualité du bâti existant «NOUS avons fait une nuit blanche. Beaucoup d’habitants ont été surpris dans leur sommeil et nous avons reçu des appels téléphoniques sans arrêt». Nacer Jabour, chef du service de la surveillance et alerte sismique à l’Institut national de géophysique, relevant du Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST), avoue être resté à son poste en continu, pour surveiller l’activité sismique. En effet, comme l’annonce ce responsable, un séisme de magnitude 5,5 à l’échelle de Richter s’est produit dans la nuit de mercredi à jeudi vers 1h38 (GMT). La secousse a été ressentie au niveau des villes de Rabat, Casablanca ,Tanger, Kénitra, Meknès, Fès, Safi et Marrakech, sans faire heureusement ni victime ni dégât. Le tremblement a été ressenti également en Andalousie, dans le sud de l’Espagne, et sur la moitié sud du Portugal. Le séisme a duré plusieurs minutes mais n’a été ressenti que pendant cinq à huit secondes sur le continent, en particulier dans la moitié sud du Portugal.Jabour explique aussi que l’épicentre de la secousse est situé dans l’océan Atlantique à 300 km à l’ouest de Tanger. D’après l’Institut espagnol de sismologie, la faille sismique a été localisée à une profondeur de 58 km. «Les villes côtières marocaines sont situées en champ lointain par rapport à l’épicentre de la secousse qui a eu lieu hier», souligne-t-il. En fait, le Maroc se situe dans une région à sismicité modérée, mais de temps en temps, tous les deux ans environ, la terre envoie des petits signaux d’alerte. Le dernier date de février 2007. Une secousse partant de la même zone épicentrale avait eu lieu avec une magnitude de 6,1 à l’échelle de Richter. La secousse avait eu lieu vers 10h30 du matin. Comme l’explique Jabour, c’est à partir d’une magnitude de 5,5 sur l’échelle de Richter en champ proche du foyer sismique, que des dégâts dans les structures peuvent se produire. En champ lointain, ce seuil est de 6,5. A rappeler que le tremblement de terre qui s’était produit à Agadir en 1960 avait fait 15.000 morts et de nombreux dégâts, de même que celui d’Al Hoceima en 2004 qui avait occasionné 600 décès. En 2000, le ministère de l’Habitat avait publié un code de Règlement parasismique. Il a ensuite été révisé en 2008. Les entreprises du secteur public sont obligées de s’y conformer. Pour le privé, il est conseillé de respecter ces normes parasismiques, mais ce n’est pas une obligation. Ces petites secousses permettent en tout cas de sensibiliser les gens au risque sismique et inciter à davantage de vigilance. D’après Jabour, il faudrait améliorer le bâti existant par des techniques de renforcement et commencer en priorité par les bâtiments anciens, qui sont classés dans le patrimoine culturel marocain ou universel. Nadia BELKHAYAT

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