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    Economie

    Permis de conduire
    Nouvelle formule pour l'examen théorique

    Par L'Economiste | Edition N°:1685 Le 16/01/2004 | Partager

    . Dès le 9 février prochain, cette mesure sera appliquée dans toutes les régions «Il vaut mieux tard que jamais», dit le dicton. Mais le «tard» a déjà fait perdre au Maroc des milliers de vies dans des accidents de la circulation. Le Royaume figure d'ailleurs au «top ten» des pays dont les routes sont des plus meurtrières. L'informatisation de l'examen théorique pour l'obtention du permis de conduire va donc entrer en vigueur dès le 9 février prochain. Toutes les régions sont concernées et tous les candidats, quelle que soit la catégorie de permis qu'ils désirent obtenir. Le ministère de l'Equipement et du Transport, dont relève le Service des Mines, souligne que ce nouveau système s'inscrit dans le cadre des principaux axes du plan stratégique intégré d'urgence de sécurité routière (PSIU). Ce plan avait été adopté le 3 novembre dernier lors de la réunion de la Commission interministérielle chargée de la sécurité routière. L'examen théorique, étape indispensable pour l'obtention du permis de conduire, comportera ainsi des questions auxquelles le candidat doit répondre en choisissant parmi les réponses qui lui sont proposées. Ce système, informatisé, ne laissera donc pas beaucoup de choix aux candidats et permettra à tout moment aux services concernés de vérifier si les réponses ont été données correctement. Mais il y a un hic: comment faire avec les candidats qui ne savent ni lire ni écrire? Pas de réponse auprès des services compétents. Du moins pour le moment, nous assure-t-on. La phase pratique de l'examen se fera comme avant. Mais, avec l'informatisation de l'examen théorique, «nous aurons au moins des candidats qui ont compris et bien assimilé le code de la route et non des candidats qui récitent leur leçon», souligne un examinateur. «En principe, l'entrée en vigueur de l'informatisation de l'examen théorique ne doit pas poser de problèmes apparents. Tous les services y ont été préparés et sensibilisés. De nombreuses auto-écoles utilisaient déjà l'informatique dans l'apprentissage du code de la route», indique un patron d'auto-école. En attendant, les routes marocaines continuent à faire, en moyenne, chaque année, plus de 3.000 morts et des milliers et des milliers de blessés, dont beaucoup d'invalides. Les campagnes de sensibilisation aux accidents de la circulation coûtent aux contribuables des centaines de millions de dirhams chaque année. Sans constat aucun d'une quelconque baisse des accidents. Bien au contraire, leur nombre croît chaque jour davantage. Les services chargés de la surveillance de la circulation disposent de moyens humains et matériels insuffisants. La politique des «barrages» sur les routes et des contrôles de vitesse par radar ne semble pas, non plus, avoir été fructueuse. Un membre du Comité national de lutte contre les accidents de la circulation répète toujours qu'il n'y a pas que les mauvais conducteurs qu'il faut incriminer. Mais aussi l'état des routes et des véhicules. «Comment peut-on permettre à des véhicules (voitures légères, camions ou autocars) de circuler alors que leur âge a dépassé les 15, les 20, voire les 30 ans?» affirme-t-il. Pour lui, «il faut tout simplement les interdire en sommant les compagnies d'assurance de les assurer, en étant plus rigoureux dans les contrôles et visites techniques obligatoires et aussi en les envoyant à la casse». Allant plus loin, il affirme avec force que «c'est l'Etat qui reste responsable de la santé de ses citoyens. Il dépense beaucoup d'argent pour les soigner, les éduquer, mais il n'ose pas prendre une décision ferme contre la dégradation du parc automobile». Jamal Eddine HERRADI

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