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Pèlerinage: Encore une arnaque?

Par L'Economiste | Edition N°:3175 Le 22/12/2009 | Partager

. Une pétition d’une quarantaine de signatures envoyée au ministère du Tourisme. L’agence de voyages rejette en bloc les accusationsUne quarantaine de pèlerins s’insurgent contre les prestations d’une agence de voyages. Aussitôt rentrés au Maroc, ils ont signé une pétition et ont saisi le département de Boussaïd. Une rencontre a été tenue, la semaine dernière, avec le secrétariat général du tourisme afin de prendre des mesures à l’encontre de l’agence Sky Holidays. Contacté par L’Economiste, le voyagiste en question rejette en bloc l’ensemble des critiques formulées à son encontre.Parmi les griefs des pèlerins, l’on cite les conditions d’hébergement, de restauration, de transport, l’hygiène, la promiscuité, le manque d’encadrement religieux et technique… La liste est longue. Pourtant, de nombreux pèlerins avaient opté pour le package Premium! (soit un prix unitaire de 75.000 DH). Le premier incident survient à Médine. «A notre grand étonnement, les responsables de l’hôtel nous ont appris que l’agence n’a pas payé les frais de restauration le jour du départ de Médine», affirme Riyad Mugawer. Du coup, l’ensemble des pèlerins ont passé la journée pratiquement à jeun. A en croire Mugawer, «ce n’est qu’au niveau d’un point de contrôle que les autorités saoudiennes nous ont offert des jus et des croissants». Deuxième incident, de Médine à La Mecque, le voyage a été effectué sans l’accompagnateur censé guider les pèlerins. Selon ces derniers, «la place de l’accompagnateur-encadrant a été cédée à un autre pélerin».Les plaignants font état d’autres incidents de logistique: «Supposé être classé 4 étoiles, l’hôtel de La Mecque manque des rudiments d’un établissement», dénonce-t-on. Situé dans un quartier populaire (Al Massfala), «l’hôtel Sariya n’est même pas classé. Les moquettes des chambres sont crasseuses et infestées de cafards, les draps maculés de sang, des fuites d’eau dans les salles de bains, des escaliers de secours pleins de débarras et encombrés de vieux lits, de caisses et ordures…», se plaigne-t-on. Plus encore, les deux accompagnateurs-encadrants passaient la nuit dans un canapé au hall de l’hôtel, poursuit Mugawer. Et d’ajouter: «ce qui est censé être le restaurant n’est qu’une petite salle qui n’accueille pas plus de 30 personnes».Après réclamation, une salle a finalement été aménagée pour servir de restaurant. Mais ce n’était pas suffisant pour accueillir les 140 pèlerins de l’hôtel. Ces derniers devaient attendre entre 30 et 40 minutes avant de se mettre à table. Côté transport, les pèlerins affirment que les autocars étaient dans un piteux état, vétustes et exigus. Autres griefs, «à Minane, nous avons été logés dans de très petites tentes. Pour plus de marge bénéficiaire et afin de caser le plus grand nombre, l’agence nous a mis avec d’autres pèlerins», indique Riyad Mugawer. Ce qui en dit long sur la promiscuité et l’encombrement, poursuit-il. «Ce ne sont là que des allégations mensongères. Nous sommes contrôlés par le ministère durant toutes les étapes de l’opération Hadj. Nous ne pouvons nous permettre de tels agissements qui nuiraient à notre image de marque», précise le DG de Sky Holidays. Quant à la qualité de service, le voyagiste affirme qu’il achète un package complet qui comprend aussi bien le transport que l’hébergement et la restauration... «Nous n’avons pas d’intervention sur le menu des repas. Quant aux autocars, c’est l’accompagnateur qui en est responsable», affirme le DG. Selon ce dernier, «les Marocains pensent qu’un hôtel saoudien 4 étoiles est l’équivalent de celui marocain. Le critère qui est retenu à ce niveau se rapporte à la proximité de l’établissement d’hébergement notamment de la Kaâba. Et justement l’hôtel retenu par l’agence se situe à 100 mètres de la Kaâba. Selon les pèlerins, les autorités saoudiennes ont envoyé un délégué du ministère du Pèlerinage pour diligenter une enquête. Le délégué du ministère marocain du Tourisme s’est également rendu à l’hôtel pour s’enquérir de la situation. J. B.

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