×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Vous êtes 112.291 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 136.119 articles (chiffres relevés le 25/5 sur google analytics)
eleconomiste
Economie

Pêche: Réelles perspectives ou voeux pieux?

Par L'Economiste | Edition N°:1682 Le 13/01/2004 | Partager

. L'aquaculture représente 0,01% de la production nationale contre 30% dans le monde . L'absence d'un chantier naval se traduit par 300 millions de DH de sortie de devisesLA pêche maritime est un secteur qui a été géré par à-coup. Le ministre de la Pêche, Tayeb Rhafes, est le premier à le constater. Difficile donc de mettre en oeuvre une stratégie qui tienne compte de tous les affluents de cette activité, dont les enjeux sont souvent d'ordre politique. Comme ses prédécesseurs, Rhafes est tiraillé par les difficultés qu'engendrent ces enjeux. Les opérateurs de la pêche lui reprochent l'absence d'une stratégie claire susceptible de donner une visibilité aux investisseurs. Le ministre affirme pourtant en avoir une pour les cinq années à venir. Celle-ci s'appuie sur “la sauvegarde et la pérennité de la ressource, en particulier celle qui est soumise à une forte pression”, souligne-t-il. Mais sera-t-il en mesure d'appliquer une stratégie qui fâche à la fois les opérateurs, les marins et même les simples pêcheurs? Rhafes veut instituer un système de pêche rationnel et responsable, qui obligerait les professionnels à ne plus pêcher le poisson juvénile, ni dépasser le quota accordé et encore moins opérer dans les zones interdites ou pendant les périodes de repos biologique. Pas évident de faire respecter de telles mesures quand les agents de contrôle manquent de moyens et ferment souvent les yeux sur les dérives. Le deuxième axe de la stratégie de Rhafes concerne la sauvegarde de la ressource par sa diversification. Les céphalopodes ont été soumis à une forte pression par tous les segments de la pêche. Selon le ministre, l'aquaculture peut contribuer à encourager la diversité. Sur le plan international, 30% des prises sont effectués grâce à cette technique. En 2002, l'aquaculture a permis de produire 48 millions de tonnes de poisson dans le monde pour une valeur de 70 milliards de dollars. Or, au Maroc, l'aquaculture représente à peine 0,01% de la production nationale. Pour rattraper ce retard, le ministère a organisé en octobre 2003, deux journées de réflexion sur le développement de cette activité. Il se penche aujourd'hui sur les textes législatifs qui devront régir et stimuler l'aquaculture. Reste qu'il n'est pas facile d'encourager l'investissement dans ce genre de projets.Le troisième axe de la stratégie concerne la valorisation des produits de la mer. Le ministre donne l'exemple de l'Islande, un petit pays de 280.000 habitants qui compte 4.000 pêcheurs. “En Islande où la mer est gelée pendant 6 mois, les prises en 2002 ont atteint 2,5 millions de tonnes. Ce volume a drainé 3 milliards de dollars”, explique Rhafes. A comparer avec le Maroc qui a réalisé un million de tonnes pour une valeur d'un milliard de dollars seulement.Enfin, la construction d'un chantier naval constitue le cinquième axe de la stratégie. Pour le ministre, “il est anormal qu'un pays comme le Maroc, doté de 3.500 kilomètres de côtes, 357 bateaux dans la pêche hauturière et 1.800 bateaux dans la pêche côtière, n'ait pas encore son chantier naval”. En effet, relève le ministre, il n'y a aucun moyen aujourd'hui d'assurer la maintenance localement. Pour réparer son bateau, le propriétaire doit se déplacer à Las Palmas, en Espagne ou au Portugal. Une situation qui se traduit par des sorties de devises de l'ordre de 300 millions de DH par an. Le ministère a lancé un appel à manifestation d'intérêt en direction de 170 entreprises européennes qui doivent formuler leurs offres prochainement. Mostafa BENTAK

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc