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Economie

Pêche: Quelle issue pour l'accord avec l'UE?

Par L'Economiste | Edition N°:529 Le 15/06/1999 | Partager

· Les ministres européens se disent prêts à rechercher de nouveaux mécanismes de coopération

· Existe-t-il, dans l'absolu, une solution profitable aussi bien pour le Maroc que pour l'UE?


"Ce n'est jamais noir ou blanc, c'est toujours gris". Si cette citation se veut une notion basique du jargon diplomatique, elle s'illustre particulièrement aujourd'hui dans la position "ambiguë" de l'Espagne dans le dossier de la pêche. Mais l'ambiguïté ne s'est plus limitée qu'à notre voisin ibérique, elle a presque fait tache d'huile.
Ainsi, les ministres européens chargés de la Pêche ont déclaré, lors d'une réunion à Luxembourg le jeudi 11 juin, que l'Union Européenne est prête à rechercher "de nouveaux mécanismes de coopération profitable aux deux parties dans le domaine de la pêche avec le Maroc", précise l'AFP.
En fait, et c'est là le fond du problème, y a-t-il dans l'absolu, et dans l'état actuel des choses une ou des solutions susceptibles d'être profitables aux deux parties?
En tout cas, la réunion de Luxembourg, et les déclarations qui ont été formulées, constituent d'ores et déjà une ébauche de la solution souhaitée par les Européens dans cet épineux dossier de pêche. Autrement dit: mettre en place des sociétés mixtes euro-marocaines.
Spéculation, surenchère ou véritable prise de position, le jeu, pour l'heure, n'est pas clair. Bien au contraire, Il est même très ambigu. "Les ministres européens tiennent compte de l'attitude du Maroc quant au non-renouvellement de l'accord de pêche", rapporte en substance l'AFP. Et d'ajouter que selon des sources européennes, "ce refus pourrait permettre de s'orienter vers une coopération par le biais de sociétés mixtes euro-marocaines".

Du côté marocain, les langues se délient. "C'est un véritable dialogue de sourds", s'écrie un professionnel marocain, faisant référence aux prises de positions marocaines sur la formule de sociétés mixtes. A rappeler que les professionnels marocains avaient crié haut et fort que l'alternative "sociétés mixtes" revient à faire sortir la flotte étrangère par la porte pour la faire entrer par la fenêtre. Les espagnols, eux, ne l'entendent pas de cette oreille. "A l'heure de la mondialisation, fermer la porte aux étrangers pour investir est une pratique protectionniste irréfléchie", argumente un membre du patronat espagnol.
Alternant le chaud et le froid, l'Espagne n'y va pas du dos de la cuillère pour renforcer sa position. Illustration: "L'Espagne s'efforce à garantir la présence des bateaux de pêche espagnols dans les eaux marocaines afin d'éviter les cataclysmes dans le secteur".
Le premier son de cloche de M. Samuel Juarez, secrétaire général espagnol de la pêche, est alarmiste, voire catastrophiste. Changement de ton: le désastre laisse la place à l'espoir. M. Juarez a ainsi plaidé pour une coopération avec le Maroc qui va "au-delà de la pêche de poisson pour englober les secteurs de transformation et de commercialisation ainsi que la création de sociétés mixtes par le biais de la recherche de formules distinctes".
Selon des observateurs, ces déclarations résument en fait l'état d'esprit qui a toujours motivé la position espagnole: non à l'évacuation de leur flotte.
Cerise sur le gâteau. A l'heure où certains pays contestent la nécessité de renouvellement des accords de pêche avec les pays tiers, les trouvant trop onéreux, la fervente commissaire européenne Mme Emma Bonino a indiqué que l'ensemble de ces accords généraient des retours sur investissement de 3 pour 1 et créaient au total 53.000 emplois dont 72% au sein de l'UE. Voilà ce qui conforte l'analyse des professionnels marocains sur le manque à gagner dans le secteur de la pêche.

Hassan BOUCHACHIA

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