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Economie

Pêche: Les normes européennes expliquées aux professionnels

Par L'Economiste | Edition N°:2496 Le 30/03/2007 | Partager

. Objectif: améliorer la compétitivité des opérateurs du secteur. La mise à niveau de la pêche artisanale, une urgenceLES normes alimentaires européennes pour le secteur de la pêche et de l’aquaculture étaient au centre du débat, organisé du 27 au 29 mars à Agadir par la direction générale Santé et Protection des consommateurs de la Commission européenne (Sanco). Il s’agit de former et d’informer 110 participants de quinze pays d’Afrique subsaharienne et francophone ainsi que du Maghreb. Et de leur permettre de mieux intégrer le mode de fonctionnement de la législation européenne en la matière. De même, il est question d’expliquer aux intéressés les procédures d’inspection et de contrôle mises en oeuvre dans le cadre de l’application de cette réglementation. Le Maroc, classé au cinquième rang des fournisseurs en poisson de l’Europe, est principalement concerné par les normes alimentaires européennes. D’autant plus que le Royaume réalise plus d’un milliard d’euros à travers ses exportations de poisson vers les marchés les plus exigeants, notamment l’Union européenne qui absorbe environ 70% du volume exporté. La place occupée aujourd’hui par les produits marocains est le résultat de nombreux efforts. De fait, elle est le fruit d’une production et d’une transformation de qualité accompagnées d’une importante prise en compte du souci sanitaire. En effet, face aux exigences de leurs partenaires européens, les opérateurs ont investi dans l’outil de production et mis en place de nombreuses démarches qualité, (traçabilité, HACCP, Programme gestion qualité). Bien que la production marocaine soit très prisée sur les marchés extérieurs, le secteur de la pêche doit multiplier ses efforts en matière de qualité à la veille de l’entrée en vigueur des nouvelles règles relatives aux normes alimentaires européennes. Certes, depuis 1988, au fil des accords de pêche (Espagne et Union européenne par la suite), des performances notables ont été réalisées. Notamment au niveau de l’outil d’extraction et des infrastructures portuaires. Ceci sous la pression d’inspections et de contrôles de la Commission européenne. Il y a cependant encore beaucoup de travail à faire sur le plan de la salubrité dans les enceintes portuaires ainsi que de la mise à niveau de la flotte côtière et artisanale et de sa mise en conformité avec la réglementation européenne. Le pays ne pourra pas faire éternellement l’économie d’une telle démarche. Il y va de sa compétitivité et du développement de son industrie de pêche. Désormais, les moyens sont là, reste à passer à l’action. A noter que dans le cadre du dernier accord de pêche avec l’Union européenne, une enveloppe annuelle de 4,75 millions d’euros est allouée à la modernisation et la mise à niveau de la flotte côtière.


Contraintes

LES industriels de la conserve souffrent de nombreuses contraintes à l’exportation. Selon Mohamed Bouayad, président de la Fipromer (Fédération industrielle des produits de la mer), la charge qu’impliquent l’inspection et l’analyse systématique avant l’export est trop lourde financièrement pour les opérateurs. De son avis, cette opération grève la rentabilité des entreprises qui opèrent à 80% sur la sardine, un produit à faible valeur ajoutée. Pour l’opérateur, l’autorité compétente a la latitude de procéder à des allègements dans les procédures, tels ceux pratiqués dans d’autres pays. D’autant plus que les analyses effectuées n’ont qu’une valeur indicative. «Par ailleurs, seule la responsabilité de l’entreprise concernée est engagée», soutient Bouayad.Malika ALAMI

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