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    Affaires

    Pêche hauturière
    Agadir: Malgré l'autorisation, des bateaux hésitent à sortir en mer

    Par L'Economiste | Edition N°:1715 Le 01/03/2004 | Partager

    . Le manque de captureS rend l'activité peu rentable en ce momentL'autorisation de pêcher pendant deux mois, à compter du 15 février, octroyée à 150 bateaux n'a pas véritablement désamorcé la tension qui marque la pêche hauturière. Et pour cause, tous les bateaux désignés à sortir n'ont pas pris le large. Près de 85 bateaux seulement de pêche hauturière sont actuellement en activité. En dehors du mauvais temps, ces derniers jours, les professionnels ne veulent pas supporter de nouveaux risques financiers. C'est ce qui explique l'absence des autres 65 chalutiers autorisés à pêcher. Pour un professionnel de la filière, la mesure dont les objectifs sont purement à caractère social ne convient pas à tous les opérateurs. L'autorisation ne porte pas, entre autres, sur les zones traditionnelles d'action de la pêche hauturière. D'ailleurs pour le moment, la capture n'est pas au rendez-vous, déplore un armateur. En fait, la quantité limitée de poisson à écailles et la faible valeur commerciale qui peut en être tirée sont les véritables raisons qui poussent les armateurs à ne pas sortir en mer. En arrêt d'activité depuis plusieurs mois, ces derniers ne peuvent plus supporter d'autres charges financières. Selon l'un d'entre eux, la profession enregistre actuellement un manque à gagner de près de 80% par rapport à 2002. Du côté des marins, le moral est également à zéro. La mesure des 150 bateaux autorisés à sortir en mer a créé un malaise au sein de la profession. “Ceux qui sont restés sur le quai sont tristes et toujours sans ressources de subsistance. Les autres, les plus chanceux, qui allaient reprendre l'activité, étaient gênés par rapport à leurs collègues”, explique-t-on. En attendant de meilleurs jours, les marins au chômage persistent dans leur mouvement de protestation au port de la ville. Ainsi, des sit-in au sein du local syndical sont organisés presque quotidiennement. Parallèlement, le Syndicat national des officiers et marins de la pêche hauturière s'apprête à porter plainte contre le ministère de l'Intérieur. “En raison de l'agression subie devant le ministère des Pêches le jour de Aïd-al-Adha alors que nous étions en train de manifester”, précise Abderrahman Lyazidi, secrétaire général du syndicat. Pour désamorcer la tension, le ministère des Pêches s'active sur la nouvelle stratégie de la pêcherie du poulpe. Pour sa part, le secrétaire général du département, Tijani Ghanmi, reste optimiste quant à la sortie des bateaux en mer. Selon lui, leur nombre sera plus important dans les prochains jours en raison du nombre de demandes déposées mercredi dernier.


    Les axes de la nouvelle stratégie

    LA nouvelle stratégie pour l'exploitation durable de la pêche poulpière sera bientôt connue dans sa dernière mouture. Selon Tijani Ghanmi, elle est à son stade final. D'après lui, elle s'articulera sur trois grands axes. Il s'agit de la réduction de la pression de pêche sur le poulpe, notamment par la diversification et la mise en place de niveaux de rendement journaliers par segments d'activité. Il est également prévu un ajustement de la capacité de pêche. Le renforcement du contrôle pour le respect de la réglementation est aussi envisagé.De notre correspondante, Malika ALAMI

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