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Economie

Pêche hauturière: Polémique autour du poulpe

Par L'Economiste | Edition N°:2363 Le 18/09/2006 | Partager

. Les professionnels veulent une révision des quotas. Le ministère de tutelle en désaccord. La dernière campagne assez maigre TANDIS que la campagne d’été de pêche aux céphalopodes se clôture dans un peu moins de deux semaines, la pêche hauturière peine à atteindre son quota. «Et pour cause: 40% de la flotte est immobilisée, faute de moyens financiers pour sortir en mer», affirme un acteur de la filière. Ainsi, sur les 270 unités que compte la filière, seuls 120 chalutiers sont en activité. Selon les professionnels, ces derniers n’ont réalisé jusqu’à présent que la moitié de leur quota global. Un quota qui s’élève, pour l’ensemble de la filière, à 5500 tonnes. Et ce n’est pas faute de poulpes en mer. De fait, le nombre de bateaux sortis en mer ne peut faire mieux en raison de leur quota individuel limité, 20 tonnes par unité. De l’avis d’un opérateur, «ce n’est même pas suffisant pour couvrir les frais de sortie». Selon de nombreux pêcheurs, il faudrait permettre le transfert de quota individuel au sein du segment, puisque certaines sociétés n’ont pas exploité le quota qui leur attribué. Malgré leurs nombreuses doléances, le ministère de tutelle n’a pas donné son aval. Mohammed Tarmidi, secrétaire général du département des Pêches maritimes, explique que ce serait contraire aux dispositions du plan d’aménagement de la pêcherie poulpière. «Ces mesures, mises en place en concertation avec les professionnels, ne permettent que le transfert de quota entre bateaux d’une même entreprise», poursuit le responsable. D’après lui, la filière de la pêche hauturière n’est pas le premier segment à ne pouvoir boucler son quota. Les filières artisanale et côtière ont vécu également la même expérience lors de campagnes précédentes, mais aucun changement dans les dispositions de la matrice du plan d’aménagement n’a été autorisé. Toutefois, le ministère de tutelle ne ferme pas la porte à toute modification dans l’avenir. «Nous ne sommes pas contre une révision de la matrice du plan d’aménagement de la pêche poulpière, mais cela doit se faire dans un cadre concerté», explique Tarmidi. De leur côté, les opérateurs avancent que le ministère joue le jeu du lobby exercé par une association d’opérateurs de Tan Tan. Ce que réfute le responsable du département. Rappelons que le plan d’aménagement de la pêcherie poulpière est sorti en avril 2004. Pour les professionnels du secteur, il a montré les failles d’une législation conçue «à la va-vite». «La crise du poulpe avait alors atteint son paroxysme; et, sous pression, le ministère ne pouvait pas faire autrement que de présenter son plan». De notre correspondante, Malika ALAMI

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