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Economie

Pêche côtière et artisanale
Moins de débarquements… mais plus d’argent

Par L'Economiste | Edition N°:1971 Le 04/03/2005 | Partager

. Légère baisse de volume en 2004, compensée par l’augmentation de la valeur. Les céphalopodes pénalisés par le manque de poulpeLa pêche côtière et artisanale se porte plus ou moins bien. Sa production s’est élevée à 845.757 tonnes en 2004, soit une valeur de 3 milliards de DH environ. Ces débarquements ont connu, en comparaison à 2003, une légère diminution de 0,4% en volume et une augmentation de 2% en valeur. Sur la période 2000-2004, les débarquements auront progressé en moyenne de 9% l’an, poulpe non compris, et 11% avec le poulpe. Pour l’année 2004, la répartition par côte et par principaux ports de pêche montre que les débarquements enregistrés au niveau des halles de la côte méditerranéenne s’élèvent à 36.100 tonnes, pour 279 millions de DH. Ils représentent ainsi 4% des débarquements de la flotte côtière et artisanale en volume et 9% en valeur. Comparée à l’année 2003, cette production est en hausse de 9% en volume et de 18% en valeur. Ce sont les principaux ports de la côte atlantique qui raflent le plus gros des débarquements (avec 96% du volume total et 91% de la valeur). Pour le port de Dakhla, les débarquements enregistrent une hausse d’environ 39% en volume mais régressent de 6% en valeur, en comparaison avec 2003. “Cette baisse est due essentiellement à la chute de 23% des captures des céphalopodes, dont la valeur n’a pu être compensée par l’importante augmentation des autres espèces”, explique dans un communiqué l’Office national de la pêche (ONP). Les ports de Tan Tan et Laâyoune représentent 56% du volume des débarquements de la pêche côtière et artisanale, et 25% de leur valeur. Leur production s’est élevée en 2004 à 486.000 tonnes en baisse de 4% par rapport à 2003. Le chiffre d’affaires est également en recul de 5% à 751 millions de DH. Cette baisse s’explique, notamment, par le recul des débarquements pélagiques (-9%), résultant du retard accusé par les négociations sur l’établissement des prix entre les armateurs-sardiniers. “Elle se justifie également par l’arrêt d’activité pour une durée de trois mois environ des industries de la farine et huile de poisson”, ajoute-t-on auprès de l’ONP. Les halles de Mohammédia, Casablanca, Safi et Agadir, transférées de l’ODEP à l’ONP en 2003, ont reçu 188.300 tonnes, soit 956 millions de DH, et 4% de plus qu’en 2003. Ce résultat s’explique essentiellement par la valorisation des produits de la pêche transitant par le port de Casablanca, qui a enregistré un accroissement de 34% en valeur, malgré la stagnation des volumes débarqués. Les débarquements par groupes d’espèces font ressortir une nette domination du poisson pélagique dont notamment la sardine, le maquereau ou encore l’anchois, qui ont représenté 87% des captures totales de la pêche côtière et artisanale pour seulement 41% de la valeur. Cette catégorie atteint 748.000 tonnes pour une valeur de 1,2 milliard de DH. Les apports de la famille du poisson blanc qui regroupe, entre autres, les espèces de fond dont le merlan, le pageot et la sole se sont établis à près de 92.000 tonnes pour une valeur de 1,6 milliard de DH. Cette famille enregistre une amélioration de 9% en valeur et ce, malgré une diminution de 4% des débarquements. Les céphalopodes, principalement le poulpe et le calamar ont en revanche enregistré une importante baisse de 23%, passant de 21.300 tonnes en 2003 à 16.000 en 2004. Le chiffre d’affaires en a pâti, fléchissant à son tour de 18%, à 514 millions de DH. L’ONP explique cette tendance par la diminution du stock de poulpe au niveau du sud du royaume.Les produits de la pêche côtière et artisanale sont allés, en 2004, principalement à la consommation et la conserve, qui représentent, à elles seules, près de 53% des destinations des débarquements.


Campagne de sécurité

Le département des pêches maritimes a lancé le 2 mars une campagne nationale de sensibilisation sur les aspects liés à la sécurité maritime. Cette campagne qui s’achèvera le 17 mai, concerne tous les ports et principaux sites de pêche du royaume. L’objectif principal est d’attirer l’attention des marins sur les risques encourus en pleine mer en cas d’inobservation des règles minimum de sécurité et de prévenir contre les accidents à bord. Le programme qui comprend, entre autres, des actions de sensibilisation et de vulgarisations des règles de sécurité maritime est supervisé au niveau de chaque région maritime par le directeur de l’établissement de formation maritime et le délégué des pêches maritimes.Naoufal BELGHAZI

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