×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

Payer les agriculteurs pour protéger l’environnement

Par L'Economiste | Edition N°:2654 Le 19/11/2007 | Partager

. Un bon moyen pour augmenter les revenus des plus pauvresL’ORGANISATION des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) propose de payer les agriculteurs pour la protection de l’environnement, dans son rapport annuel publié la semaine dernière.L’agriculture peut à la fois provoquer la dégradation des sols, des ressources en eau, de l’air et des ressources biologiques et en améliorer la qualité: tout dépend des décisions que prennent plus de 2 milliards de personnes qui vivent de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche ou de l’exploitation des forêts, remarque la FAO. Or, les agriculteurs sont les principaux gestionnaires de ressources naturelles du monde, exploitant près de 5 milliards d’hectares sur une superficie totale de quelque 13 milliards d’hectares.«L’enjeu consiste à convaincre les agriculteurs de limiter les effets négatifs de leur mode de production tout en répondant à la demande croissante de produits alimentaires», souligne l’Organisation dans son rapport 2007 publié à Rome. Se prononçant pour des «mesures incitatives», la FAO estime que le paiement des services pour protéger l’environnement «peut être un mécanisme utile». De tels paiements présenteraient en outre l’intérêt d’améliorer le revenu des agriculteurs qui fournissent ces services à l’environnement. Les mécanismes de rétribution devront cependant être conçus de façon à associer les agriculteurs les plus pauvres, avertit l’Organisation.«L’agriculture mondiale peut relever ce défi», a déclaré à la presse le DG de la FAO, Jacques Diouf, lors de la présentation du rapport. «Elle est en mesure de mieux prendre en compte les besoins d’une production agricole en croissance et ceux de services environnementaux», c’est-à-dire de protection de l’environnement, a ajouté Diouf.Prabhu Pingali, un responsable de la FAO, a ainsi cité en exemple le cas de la ville de New York qui «était approvisionnée, il y a 10 ans, par de l’eau polluée» en raison des domaines agricoles dans ses environs.«Au lieu d’installer de nombreux filtres puissants, la ville a décidé de rémunérer les agriculteurs pour que ces derniers réduisent eux-mêmes la pollution qu’ils avaient créée», a expliqué Pingali.Ces mécanismes sont également possibles dans les pays sous-développés où un rôle important revient aux ONG qui peuvent servir d’intermédiaire entre l’Etat, les organisations internationales et les paysans, a conclu Pingali.Synthèse L’Economiste

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc