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Economie

Passage à l'euro: Plus que 46 jours pour se préparer

Par L'Economiste | Edition N°:1144 Le 15/11/2001 | Partager

. A partir du 1er janvier 2002, tous les contrats devront être libellés en euroA J-46 de l'avènement de l'euro, les établissements bancaires nationaux multiplient les actions envers leurs clients en vue de les sensibiliser au maximum à ce passage. La période ni-ni (ni obligation, ni interdiction) laissait trois ans aux entreprises pour se préparer à l'euro et modifier leurs procédures, mais la plupart d'entre elles ont souvent différé ce projet. Avec l'approche de la date butoir et sous la forte pression des clients et fournisseurs, il n'y a plus moyen d'y échapper.A renfort de mailings, de séminaires et de guides d'accompagnement, les institutions financières tirent la sonnette d'alarme quant à l'importance de ce basculement. Ce fut le cas hier lors du séminaire organisé par Wafabank et animé par Roland Barasche du Crédit Agricole Suez. Ce dernier a tenté de répondre aux multiples préoccupations des opérateurs économiques concernés.Tenant à rassurer l'assistance, Barasche a insisté sur le principe de la continuité des contrats. A savoir que les contrats conclus avant le 1er janvier 2002, rédigés avec une référence à une monnaie nationale de la zone euro sont confirmés. Les montants sont simplement convertis en euro en respectant les règles de conversion et d'arrondi. «Mais à partir de cette date, tous les contrats, factures... devront être libellés en euro«, souligne l'invité de Wafabank. Cela signifie pour les importateurs et exportateurs marocains une simplification des calculs multinationaux, un seul tarifaire en euro mais aussi la nécessité d'unifier des prix différents en monnaies nationales. Cela veut dire aussi un seul compte étranger en euro. «Une centralisation de la trésorerie est ainsi de mise, puisqu'un seul compte en euro rend lisible la trésorerie et facilite les opérations de couverture ou de change dans la monnaie nationale marocaine«, ajoute-t-il.Barasche a expliqué la conversion des comptes, la gestion des relations avec les clients/fournisseurs étrangers, mais aussi le traitement en euro de toutes les transactions réalisées en devises in avec les pays membres de l'UEM (Union Economique Monétaire). Dans ce sens, les clients importateurs ou exportateurs ont intérêt à utiliser dès maintenant la devise euro dans tous leurs contrats avec leurs partenaires étrangers. «Pour tirer un avantage de la monnaie unique et faire face à la concurrence, les exportateurs marocains devront accélérer leur adaptation en préparant dès maintenant leur catalogue en euro, former leur personnel commercial et adapter leur système informatique et comptable«, a-t-il expliqué. En ajoutant qu'une seule monnaie permet de mieux faire jouer la concurrence entre les fournisseurs si le client est importateur, et une ouverture sur de nouveaux marchés si le client est exportateur.Avec l'euro, le client n'a qu'un seul cours de devise à suivre et ses besoins en couverture de change s'en trouvent facilités. La parité devises in contre euro étant figée, la contre-valeur en dirham des opérations sera toujours la même. Cela permet de diminuer les charges, notamment en simplifiant les opérations de facturation, de comptabilisation...


L'euro n'est pas l'Europe

L'unification de la monnaie dans la zone euro ne changera en rien les fiscalités des Etats de l'Euroland. L'euro ne supprime pas non plus les frontières en Europe et les règlements douaniers subsistent entre les pays de la zone. «Cependant, la monnaie unique est le premier pas dans l'unification des procédures administratives, douanières et fiscales, ce qui facilitera le développement commercial«, ajoute Barasche. Tous les pays de la zone euro deviendront accessibles sans investissement administratif important (pas de risque de change, de couverture...).Fédoua TOUNASSI

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