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Pas d'annulation des indemnités de déplacement pour le secteur agricole

Par L'Economiste | Edition N°:959 Le 16/02/2001 | Partager

. Le Premier ministre met ainsi fin à la grogne des fonctionnairesLes fonctionnaires du secteur agricole continueront à recevoir les indemnisations des déplacements forfaitaires. La décision du Premier ministre signifiant l'arrêt de ces indemnités et leur remplacement par une prime de rendement(1) a été suspendue, du moins pour le secteur agricole. La grogne, qui s'est propagée au sein du personnel de l'Agriculture, a poussé le chef du gouvernement à retarder l'application de sa décision. C'est M. Ismaïl Alaoui, ministre de l'Agriculture et du Développement Rural, qui a demandé au Premier ministre “la révision” de cette clause. L'arrêt de l'indemnisation allait en effet empoisonner l'atmosphère au sein de son département. Mercredi dernier, la Fédération Nationale du Secteur Agricole (FNSA), affiliée à l'UMT, avait appelé à des sit-in dans les lieux de travail pour dénoncer “le recul dangereux sur un acquis financier important”. Mais la manifestation a été annulée in extremis. A la veille du mouvement, M. Alaoui a informé les protestataires qu'il a réussi à convaincre le Premier ministre: les fonctionnaires continueront à recevoir leurs indemnités en attendant l'instauration des primes. Dans une lettre adressée à M. Youssoufi le 5 février dernier, le ministre affirme que la conception du système des primes nécessitera beaucoup de temps, le Ministère de la Fonction Publique étant encore en négociation avec les différents départements. En plus, aucune rubrique relative aux primes n'a été établie dans la Loi de Finances en cours.Le ministre affirme que l'arrêt de ces indemnisations entraînera des perturbations sociales “puisque cet argent constitue un acquis pour le personnel”. D'après la FNSA, cela fait plus de 20 ans que ces indemnisations sont versées. Mais comment le gouvernement a-t-il décidé d'arrêter cette compensation alors qu'il n'a pas encore préparé l'alternative? Par son intervention, M. Alaoui a désamorcé une bombe. L'argent des indemnisations représente beaucoup pour les fonctionnaires. Il accapare entre 10 et 40% de leur salaire de base. Annuler ce revenu revient tout simplement à priver le personnel d'une partie de sa paie. La situation est encore plus délicate pour les fonctionnaires occupant les basses échelles.


600 millions de DH pour les indemnisations

Il reste à savoir si la décision de suspension prise par le Premier ministre sera élargie aux autres ministères. Les indemnités de déplacement représentent près de 600 millions de DH par an pour les différents départements ministériels. Mais l'utilisation de cet argent ne se fait pas toujours d'une façon optimale. Plusieurs ministères puisent de ce fonds pour régler d'autres dépenses ou pour octroyer des primes. C'est ce qui a poussé M. Youssoufi à annuler ces indemnisations. Plus qu'une mesure d'assainissement, cette interdiction constitue un soulagement pour le Budget de l'Etat. Mais cette détente est provisoire car l'application du nouveau système des primes nécessitera beaucoup plus que l'enveloppe actuelle.Nadia LAMLILI(1) Cette décision a été prise en août dernier dans le cadre de la note d'orientation de la Loi de Finances 2001.

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