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Economie

Partenariat public/privé
A la recherche de nouveaux montages

Par L'Economiste | Edition N°:1971 Le 04/03/2005 | Partager

. L’Etat a compris l’intérêt de travailler avec le privéPlus grand monde ne le conteste. Le partenariat public/privé (PPP) contribue à l’amélioration des prestations du service public. D’ailleurs, le Maroc compte à son actif bon nombre d’expériences probantes. Mais pour autant, il faut rester vigilant. Ce type de partenariat n’est pas une recette miracle. L’instrument peut fonctionner à condition de clarifier les rapports entre la partie étatique et l’entreprise privée. Bien plus, les formules classiques de PPP utilisées jusque-là tendent à devenir obsolètes. Aussi faut-il réfléchir à de nouveaux montages, notamment pour amener le secteur privé à s’impliquer davantage dans le financement des infrastructures. C’est l’un des axes majeurs débattus au sein du colloque international sur le partenariat public/privé organisé par l’Université Mohammed V, le GRET (groupement de recherche sur espaces et territoires) et CDG Développement les 3 et 4 mars à Rabat. Avec le PPP, rappelle Mustapha Bakkoury, directeur général de la Caisse des Dépôts et de Gestion, l’Etat apporte une réponse aux problèmes de financement tout en partageant le savoir-faire et les risques inhérents à ce type de projet. La prise en compte de la rentabilité constitue également un gage de réussite de l’opération. L’un des principaux défis des prochaines années consistera justement à intégrer de façon systématique tous ces facteurs dans le montage des projets sociaux. Dans ce domaine, la CDG se positionne comme précurseur. Mais pour relever ce défi, il incombera au législateur de définir un cadre juridique clair en tenant compte des atouts et faiblesses des secteurs considérés. «Quand on libéralise un marché, l’on a besoin de règles claires pour éviter que le monopole de l’Etat ne se transforme en monopole privé», relève Ali Sedjari, président du GRET.Cependant, les pays en développement partent avec un sérieux handicap. Ils doivent venir à bout de la méfiance des opérateurs privés en clarifiant les règles du contrat et en respectant leurs engagements. «Aujourd’hui, ils n’ont plus le choix».Les pays arabes, par exemple, connaissent une détérioration sans précédent de leurs infrastructures et des prestations de services publics. Pour s’en sortir, ils devront commencer par développer une maîtrise des techniques de montage de PPP nouvelle génération, bien plus complexes que les instruments traditionnels. Sans perdre de vue la nécessité à la fois de gérer le risque, d’assurer à l’investisseur privé un profit suffisant et éviter le renchérissement du service public au profit du contribuable.L’autre grand chantier a trait à la refonte des textes juridiques pour assurer plus de souplesse et d’incitation à l’investissement privé. Il faudra alors trouver un juste équilibre entre les dispositions générales tracées par la loi et le traitement au cas par cas que seul un contrat peut prévoir.


Les apports du PPP

Le PPP permet d’optimiser l’utilisation des ressources publiques et de leur adjoindre des ressources privées pour produire des biens et services essentiels à la population. Leur coût doit donc rester accessible.Il favorise le transfert de savoir-faire et des compétences. Il peut accélérer le mouvement de régionalisation et s’inscrire dans la globalisation en facilitant l’accès aux marchés financiers internationaux.Enfin, il peut répondre à des préoccupations environnementales en retenant des modes de production modernisés qui tiennent compte de cette contrainte. Mouna KABLY

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