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    Economie

    Partenariat Maroc/Union européenne
    Femmes chefs d’entreprise, les grandes oubliées

    Par L'Economiste | Edition N°:2143 Le 02/11/2005 | Partager

    . Pas d’évolution dans l’approche genre entre Meda I et Meda II. La solution est dans les groupements professionnels L’ACCORD d’association ne favorise pas l’émergence de l’entreprenariat féminin au Maroc. Grevé par des obstacles au développement, ce volet est victime du manque d’accès au financement de démarrage, du faible pouvoir de négociation des femmes et de procédures bancaires contraignantes. La dépendance à l’égard de la parenté masculine est toujours de mise. L’étude relève le manque de sensibilisation à l’approche genre dans les programmes européens relatifs aux PME. A commencer par le programme Meda, principal outil de soutien économique européen au Maroc et dont la prise de compte de l’approche genre est jugée «insuffisante». De Meda I à Meda II, le document souligne «qu’il n’y a pas eu d’évolution dans l’approche genre, à l’exception de quelques projets spécifiques (projet arganier)». Il en va de même pour toutes les actions programmées dans les domaines économique et social. Ceux-ci «tendent à favoriser une meilleure insertion des femmes dans l’activité économique», mais font fi «des spécificités de l’activité économique des femmes». Ceci sachant que parmi les axes d’intervention fixés par la Commission européenne, figurent la création de microentreprises, la promotion des entreprises et la mise en place de programmes d’éducation et de formation professionnelle des femmes.L’étude présente cependant une lueur d’espoir. «Les femmes peuvent tirer profit du libre-échange si les secteurs où elles sont localisées prospèrent ou si elles ont les compétences requises». Cela implique, recommande-t-on, des politiques et mesures d’accompagnement. Il s’agit entre autres d’assurer un suivi de la politique de défense commerciale, d’axer le développement économique sur les exportations et d’améliorer les conditions de travail de la femme. Le renforcement de l’appui financier aux programmes sociaux, particulièrement ceux concernant la femme, est aussi au menu. Le soutien aux organisations professionnelles et au mouvement associatif est érigé en priorité. Un besoin d’autant plus prononcé dans le monde rural. Une démarche intégrée en vue d’améliorer les conditions des femmes rurales est à mettre en place. Mais tout reste à faire: accès à l’eau, recours au crédit, programmes éducatifs, protection des droits des femmes rurales...


    Plus 40% des industries non compétitives

    L’ÉTUDE précise que l’impact de l’accord d’association est variable en fonction des branches, de leur degré d’ouverture préalable et de leur compétitivité. Le tissu industriel national est ainsi scindé en quatre principaux groupes. Il y a premièrement les activités fortement protégées et présentant une compétitivité réelle: le textile, chaussures, matériel électrique et plastique. Figurent en deuxième lieu les secteurs fortement protégés mais ne présentant pas d’avantage comparatif, tels que le papier à carton, l’automobile et la boulonnerie-visserie. En troisième place, on retrouve des domaines compétitifs mais faiblement protégés. L’agroalimentaire et les engrais en sont l’illustration. En dernier lieu, des activités non compétitives et fortement protégées sont relevées: produits intermédiaires, verre et fer à béton. En somme, le document fait le distinguo entre les industries performantes et à fort potentiel à l’export. Celles-ci représentent 40% du tissu industriel. Les autres 40% vont aux industries non compétitives. 20% sont potentiellement performantes. L’étude relève également quatre rythmes de démantèlement: immédiat, rapide, moyen et lent. L’essentiel de la production locale (textile, chimie et parachimie, quelques IMMEE- industries mécaniques, métallurgiques, électriques et électroniques) bénéficieront d’une période de dix ans pour opérer leur mise à niveau. Une manière de dire qu’il n’est pas tout à fait trop tard.T. Q.

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