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Partenariat Maroc/Canada dans la pêche : Beaucoup d'opportunités, peu d'initiative

Par L'Economiste | Edition N°:222 Le 21/03/1996 | Partager

Les Marocains attendent des propositions concrètes de la part des Canadiens. Ces derniers réclament des professionnels plus mûrs et plus entreprenants. Les projets de partenariats ont du mal à naître.


Le partenariat entre le Maroc et le Canada a du mal à se concrétiser dans le domaine de la pêche. Pourtant, la vocation maritime des deux pays et la volonté politique devraient encourager cette coopération. La visite de travail de la délégation canadienne des pêches du 17 au 21 mars a pour objectif de réitérer cette tentative d'instaurer un partenariat entre les deux parties. Des rencontres individuelles entre les professionnels sont prévues durant toute la durée du séjour afin de localiser des niches d'opportunités pour la coopération. Une table ronde organisée le 18 mars avec les professionnels des deux pays et leurs administrations de tutelle a permis de mieux connaître la part du secteur de la pêche dans les deux économies.
Il s'agit de la 3ème tentative de partenariat. Elles ont toutes été sans succès en raison principalement de l'éloignement des deux pays. A cela s'ajoute une mentalité "insuffisamment mûre" de la part des entrepreneurs marocains.

Evolution de mentalités

En des termes francs et directs, M. Jean Guy St Martin, ambassadeur du Canada au Maroc, a rappelé, lors de cette table ronde, que "la modernisation et la restructuration du secteur de la pêche passe avant tout par une évolution des mentalités". Répondant à M. Abdellaziz Cherrat, secrétaire général de l'UNICOP (Union Nationale des Industries de la Conserve de Poisson) qui réclamait un budget pour opérer des expertises sur les niches d'opportunités du secteur, l'ambassadeur a précisé: "les gouvernements pourront de leur côté offrir des audits pour aider la modernisation des entreprises et déterminer les partenariats possibles".
Il a ajouté pour ce qui concerne les industries de transformation: "les Marocains doivent apprendre à frapper directement à la porte des investisseurs potentiels canadiens et à travailler en oubliant les subventions".Le marché canadien est important; il comprend plus de 29 millions d'habitants. "Il va falloir aller à sa conquête". Le Canada, Québec inclus, importe pour près de 8 milliards de DH de produits marins, essentiellement des crevettes congelées sous de multiples formes provenant principalement de Thaïlande et des Etats-Unis. Il exporte également pour près de 19 milliards de DH, en majorité des produits transformés, essentiellement vers les Etats-Unis et le Japon.
Au Québec, le secteur de la pêche compte près de 5.000 pêcheurs et emploie autant de personnes dans l'industrie. Il existe plus d'une centaine d'unités de première transformation.
Les débarquements en 1995 se sont élevés à près de 46.568 tonnes, soit 1,2 milliard de DH. Par espèces, la part en valeur la plus importante revient aux mollusques et crustacés qui comptent pour 95,5%. Le reliquat concerne les poissons de fond pour 3% et les poissons pélagiques pour 1,5%. Le pays compte une flotte de 1.234 bateaux actifs.

Manque de compétitivité

Les professionnels marocains reconnaissent que le produit local est apprécié des consommateurs canadiens, mais imputent au transport leur manque de compétitivité. En fait, à travers le partenariat avec le Canada, les professionnels visent plus le transfert de technologie et les joint-ventures que la commercialisation directe des produits de pêche.
Le secteur de la pêche au Maroc est en phase de restructuration et de modernisation et "se cherche". Le Ministère a établi un plan de stratégie qui devrait être soumis aux professionnels à la mi-avril.
Actuellement, les Marocains pêchent 70% de leurs ressources. Cette part va aller en augmentant dans les années à venir.
Un plan d'aménagement des pêcheries par types de poissons et par zones est en cours.
La part du secteur de la pêche dans le PIB est de près de 1,5%. Les exportations des produits de la mer comptent pour 16% dans les exportations totales et pour 57% dans celles des produits alimentaires. En valeur, les exportations des produits de la mer sont passées à 5,8 milliards de DH en 1994.
La production halieutique s'est élevée à 750.000 tonnes en 1994, dont 540.000 tonnes de pélagiques. Cette production est composée des débarquements de la flotte côtière qui constituent 81,2%, du volume débarqué. Le reliquat, soit 18,8%, représente des produits de la pêche hauturière et d'autres produits des activités littorales. Sur le plan social, le secteur des pêches maritimes au Maroc emploie quelque 400.000 personnes directement dans les activités de production et indirectement dans les secteurs qui lui sont liés. Le Maroc comptait, au 31 décembre 1994, 2.609 unités de pêche côtière.
Côté industries de la pêche, il existe 195 unités qui emploient plus de 40.000 salariés.

Fatima MOSSADAQ.

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