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Economie

Parité dollar/euro
Aux origines de la baisse

Par L'Economiste | Edition N°:2661 Le 28/11/2007 | Partager

. La crise des subprimes a renforcé la tendance. La baisse est-elle structurelle?Enumérer les causses de la baisse du dollar face à l’euro n’est pas chose aisée. C’est un cercle vicieux qui inclut des facteurs indissociables les uns des autres. La baisse initiée il y a 2 ans, s’est renforcée avec l’effondrement du marché immobilier américain qui était à l’origine de la crise de subprime (cf. www. leconomiste.com). La hausse des taux immobiliers pour ce segment de crédit à haut risque a débouché sur des cessations collectives de paiement. Banques et sociétés de financements, qui offraient ces services, se sont retrouvées face à un gouffre financier insurmontable. Plusieurs d’entre elles ont d’ailleurs fait faillite suite à la dépréciation de la qualité des actifs. Ces derniers étant souscrits de par le monde, ils ont facilité la propagation de la crise.L’augmentation de la prime de risque liée aux subprimes a entraîné une complication des conditions d’accès aux crédits de courte durée. Face à cette nouvelle donne, la Fed (banque centrale américaine) et les banques centrales internationales ont injecté des liquidités sur les marchés interbancaires pour diminuer les coûts de refinancement des opérateurs touchés par la crise. La Fed est même allée plus loin en diminuant son taux d’escompte de 0,5%, suite à des craintes de ralentissement de l’économie américaine. Cela a entraîné une augmentation de l’offre en dollar sur les marchés des changes internationaux. Sa chute face à l’euro était donc inévitable. . Perte de confianceEn dépit de ces mesures, le PIB américain a clôturé le troisième trimestre avec une croissance de 3,8%, soit un peu moins que prévu. Sans oublier la diminution de la création d’emplois. Ces indicateurs négatifs ont contribué à renforcer la tendance baissière du billet vert face à la monnaie européenne. La baisse du dollar a entraîné un manque de confiance sur les marchés des changes internationaux. Plusieurs banques centrales, notamment la chinoise et la russe, ont converti leur réserve en euro pour mieux les sécuriser. Au niveau des échanges commerciaux, la baisse du dollar bénéficie principalement aux importateurs dont il est la monnaie de référence. Le trend baissier du dollar est-il prêt à s’estomper? Les avis divergent. «Le dollar s’inscrit sur une tendance définitivement baissière. Elle est d’autant plus inquiétante qu’elle ne s’inscrit pas seulement face à l’euro ou à la livre sterling, mais aussi face au yen. Ce dernier est à son plus haut niveau face au billet vert depuis deux ans. Cette tendance est structurelle, en témoigne la diversification des réserves de change de plusieurs banques centrales à travers le monde», explique Faïçal Leamari, responsable trading change et matières premières chez Attijariwafa bank.«Il est difficile de prévoir un horizon pour cette tendance baissière. D’autant plus qu’on n’arrive toujours pas à cerner les effets de la crise de subprime», ajoute Houssam Barakat, directeur des marchés des changes et des dérivés chez BMCE Capital. Les autorités bancaires internationales sont certes préoccupées par la situation du marché des changes. Mais iront-elles jusqu’à intervenir pour amortit la chute du dollar? D’habitude, elles laissent le marché s’autoréguler. N. Sq

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