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    Economie

    Parc Sindibad
    Une mise de plus de 2 milliards de DH

    Par L'Economiste | Edition N°:3318 Le 13/07/2010 | Partager

    . Signature hier d’une convention Administrations/Consortium de cinq entreprises. Archéologie, zoo, espaces verts et habitations «Travail laborieux et longues négociations». Ce sont les mots de Mohamed Sajid, maire de Casablanca, pour qualifier l’aboutissement du projet du parc Sindibad «By Walibi» dont la convention de concrétisation a été signée hier lundi 12 juillet 2010, entre les partenaires, sous la présidence de Mohamed Halab, wali du Grand Casablanca. Le projet ne saurait voir le jour sans une alliance entre des administrations publiques et des entreprises privées. Les premières mettent à disposition le foncier public et les secondes apportent les financements nécessaires, soit un montant d’un peu plus de 2,2 milliards de DH. La livraison du projet devait intervenir en décembre 2013. Après un long processus et comme nous l’avions déjà annoncé (cf. www.leconomiste.com, éditions du 25 février 2009, 29 mai 2009, 26 octobre 2009 et 9 mars 2010), c’est finalement un consortium de cinq sociétés qui a été retenu. Ce dernier comprend Alliances, Palmeraie Développement, Dev Park, Somed et la Compagnie des Alpes. Ces partenaires privés interviennent dans des métiers divers mais complémentaires. Alliances et Palmeraie Développement sont des spécialistes de l’aménagement, du développement et de la commercialisation des projets touristiques et immobiliers. Les activités de Dev Park, filiale de Finance.com, portent sur le foncier et la gestion des actifs immobiliers. Quand au partenaire Somed, celui-ci est un investisseur institutionnel, hôtelier et gérant d’actifs industriels. Dans ce collectif d’entreprises, c’est la compagnie des Alpes qui est l’expert en aménagement et gestion des parcs d’attraction. Face au consortium privé, figure un groupement d’administrations publiques: Wilaya, Ville, Centre régional d’investissement(CRI), Agence urbaine, ministères des Finances, de la Culture, du Tourisme et Haut commissariat aux Eau et forêts. Cette diversité est dictée par celle des statuts de l’assiette foncière. Les 61 hectares de terrain sont répartis entre 29 hectares du domaine privé de l’Etat et 32 hectares de domaine forestier. Ce sont justement sur ces 32 hectares que sera réalisé le futur parc de loisirs. Sur les 29 hectares du domaine privé de l’Etat, quelque 20 hectares seront cédés au consortium qui y construira des résidences. Ensuite, 4 hectares seront consacrés à l’aménagement d’hôtels et bureaux selon la formule d’un bail emphytéotique «pour assurer la pérennité du parc de loisirs en vue de garder le prix du ticket d’entrée accessible à nos concitoyens», précise Sajid. Enfin, les 5 hectares restant seront dédiés au futur site du parc archéologique «et ne seront ni cédés, ni concédés», promet Hamid Ben Elfadil, directeur du CRI. Dans le détail, le consortium s’engage à investir dans le parc de loisirs une somme de 350 millions de DH. A la quatrième et la huitième année, il apportera 70 millions de DH sur une période de gestion et d’exploitation de 30 ans renouvelable. Quand à la composante résidentielle, celle-ci occupera 180.000 m2 sur le foncier vendu pendant que la variante bureaux s’étalera sur 20.000 m2. Les partenaires ont été acculés à trouver une solution au bidonville carrières Schneider qui occupe une partie du site et qui abrite près de 1.000 foyers. C’est pourquoi le spécialiste casablancais des questions liées à l’habitat insalubre Idmaj Sakane est partie prenante dans le projet. L’opération de relogement ou de recasement coûtera 120 millions de DH. Loisirs, bureaux, logements, forêt récréative mais aussi un parc archéologique de 5 hectares se trouveront côte à côte. La science également aura sa part: une enveloppe de 40 millions de DH est prévue comme contribution aux fouilles archéologiques dans le Grand Casablanca avec l’aide du CNRS français.


    Tarification progressive

    «Notre souci majeur est de garantir l’accès au futur parc Sindibad à tous les citoyens. Il faut donc prendre en considération leur pouvoir d’achat. Dans nos négociations, nous avons tenu à ce que les montants colossaux investis ne se répercutent pas uniquement sur le ticket d’entrée», insiste Mohamed Sajid, maire de Casablanca. «Le prix sera subventionné», renchérit Mohamed Halab, le wali. La formule de compensation trouvée est la péréquation qui consiste à permettre au consortium d’investir dans le mobilier de bureau sur les 4 hectares loués et le résidentiel sur les 20 hectares vendus. «C’est la solution préconisée pour assurer d’une part la pérennité du parc et d’autre parts garantir l’accès aux loisirs pour nos concitoyens », souligne le maire. Concrètement, l’entrée à la forêt récréative est de 5 DH et l’accès au parc de loisirs est de 150 DH, indique le directeur du CRI. Reste à préciser que ce tarif couvre l’entrée au parc et l’accès aux attractions. «Nous allons pratiquer une tarification progressive et nous travaillons actuellement sur une grille tarifaire: soit 150 DH, le prix d’entrée y compris les attractions; soit 15 ou 20 DH pour l’entrée uniquement quitte à payer le tarif des manèges à part», indique le DG de la compagnie des Alpes.Ali JAFRY

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