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Economie

Paradoxe du marché monétaire
Surliquidités et flambée des taux!

Par L'Economiste | Edition N°:2344 Le 22/08/2006 | Partager

. La flambée des taux inquiète les demandeurs. La banque centrale joue la neutralitéEté bien chaud pour le marché monétaire. Les opérateurs sont en proie à une situation paradoxale. Au moment où le système bancaire regorge de liquidités, les taux ne cessent de flamber. Le taux moyen pondéré se situait aux alentours de 3,84% au terme de la semaine dernière contre 3,19% seulement une semaine auparavant. A l’origine de cette cherté du loyer de l’argent interbancaire, les avis convergent. Au lieu d’injecter l’intégralité de leurs fonds sur le marché monétaire pour permettre aux autres intervenants de combler leurs besoins en liquidités, certaines banques ont préféré en placer une partie auprès de la banque centrale à 2,25%. Le marché se retrouve ainsi en manque de cash et les taux flambent de facto. Des analystes estiment que les taux pouvaient descendre à moins de 3% si les réserves de liquidités étaient intégralement servies aux demandeurs. Les transactions de la semaine dernière traduisent parfaitement ce cafouillage. Les reprises à 7 jours de Bank Al-Maghrib s’élevaient à 3 milliards de DH au moment où les demandes de liquidités se chiffrent à 1,3 milliard. «Cette situation témoigne du manque d’optimisation de la gestion des trésoreries bancaires et de la rétention de la liquidité par certaines banques», expliquent les analystes de BMCE Capital dans leur résumé hebdomadaire des échanges.Les origines de la tension actuelle remontent à plusieurs mois. La plupart des banques se précipitaient, alors, à placer leurs liquidités en bons du Trésor. Elles voulaient profiter des plus-values occasionnées par la baisse des taux. D’autres préféraient retenir leur cash. Elles estimaient que les rémunérations n’étaient pas si attractives. Quelques mois plus tard, cette politique s’est avérée payante. A l’occasion de la période estivale, le marché allait se retrouver en manque de liquidités suite aux sorties massives de monnaie fiduciaire. La plupart des opérateurs se sont tournés vers le marché monétaire pour combler leurs besoins. Mais les «réservoirs de cash» voulaient profiter de leur position de force pour céder leurs liquidités dans de meilleures conditions. Ils ont joué sur la rétention de cash pour gonfler les taux. Cette flambée vise aussi à modifier le comportement des opérateurs sur le marché des bons du Trésor. Objectif: provoquer un mouvement de vente collectif pour récupérer du cash.Face à cette tournure des événements, la banque centrale s’est retrouvée dans une situation délicate. Elle devait concilier entre les reprises de liquidités et les demandes de financement pour atteindre son objectif ultime: maîtriser des tendances inflationnistes. Les niveaux de taux élevés concordent d’ailleurs parfaitement avec ses intérêts. De plus, la rétention du cash n’a rien d’illégal.Bank Al-Maghrib a finalement décidé de laisser le marché s’autoréguler. Elle a jugé que la pénurie actuelle de cash est passagère. Le marché regorge de surliquidités qui permettront aux opérateurs de s’entrefinancer. Résultat des courses, l’intégralité des demandes de financement à 7 jours par appel d’offres au taux de 3,25% (2,4 milliards de DH) ont été rejetées. De plus, depuis le 10 août, BAM n’accepte ni les reprises de liquidités à 7 jours ni les facilités de dépôts à 24 heures. Cela dit, des analystes de la place sont persuadés que le marché va finir par s’autoréguler. Les banques de la place s’attendent à des rentrées massives de liquidités vers la fin de la période estivale, grâce notamment aux transferts des MRE. Ces fonds donneront une bouffée d’oxygène aux trésoreries des banques et permettront d’estomper les besoins exprimés sur le marché.


Marché obligataire: Le Trésor boude?

Depuis le début de l’année, le Trésor est très réticent à satisfaire la demande de titres souverains. Depuis le début de l’année, douze séances d’adjudication se sont soldées par un rejet intégral des demandes. Des analystes estiment que c’est lié aux rentrées massives de liquidités suite à la privatisation d’Altadis (4 milliards de DH) et le gonflement des recettes fiscales.Nouaim SQALLI

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