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    Economie

    Papier, papeterie et emballage
    Les industriels piégés par les accords bilatéraux

    Par L'Economiste | Edition N°:1987 Le 28/03/2005 | Partager

    . Les produits tunisiens et égyptiens inondent le marché. Des certificats d’origine de complaisance. Coup d’arrêt aux programmes d’investissement La filière des industries forestières, arts graphiques et emballages (Fifage) tire la sonnette d’alarme. Le marché est inondé de produits finis, importés en franchise totale de droits de douane de Tunisie et d’Egypte notamment. Les chiffres d’affaires des industriels locaux ont fondu de 30% en moyenne.Sont particulièrement touchés, le papier en tant que matière première, et en aval, les ramettes, les cahiers scolaires, les produits imprimés (papiers, cartons, étuis pharmaceutiques, les boîtes pour mouchoirs en papier...). En moins de 3 mois, l’impact sur la filière est brutal. Au point que la plupart des opérateurs marquent un temps d’arrêt dans leurs programmes d’investissement. Ces derniers s’étaient engagés dans un processus de mise à niveau de leurs unités, pour faire face au démantèlement progressif prévu par l’ALE avec l’UE. «Mais l’ouverture brutale du marché au début de l’année fausse tous nos calculs et nous manquons de visibilité dans les 3 mois à venir», déplore Hafid Debbarh, membre de la Fifage.En fait, si les membres de la fédération n’ont pas réagi avant la signature de l’Accord quad, c’est que les industries des autres pays arabes signataires ne présentaient pas de danger réel pour le Maroc. Bien au contraire, l’ouverture des frontières constituait une opportunité à l’export. Or dans les faits, les opérateurs ont été pris de court. Selon eux, les produits qui inondent le marché local sont en fait, fabriqués en Tunisie ou en Egypte, à partir de matières premières importées en admission temporaire de grands pays producteurs de papier, tels que la Scandinavie et l’Europe, voire même l’Indonésie ou l’Afrique du Sud. «Ces matières importées en franchise de droits de douane subissent une transformation minime, avant d’être réexportées au Maroc», dénonce Aziz Qadiri, président de la Fifage. Or dans l’accord de libre-échange signé avec les pays arabes, le taux d’intégration est un élément déterminant pour l’obtention de la franchise de droits de douane. Plus précisément, l’accord quad impose un taux d’intégration minimal de 40% dans le pays arabe exportateur pour que le produit soit admis en franchise totale dans la zone de libre-échange. «Or, une ramette ou un cahier scolaire ne peuvent pas faire l’objet d’une valeur ajoutée de 40%. Bien au contraire, les taux sont bien inférieurs. Plus grave encore, l’administration des douanes de ses pays signataires, octroie des certificats d’origine de complaisance».Autre exemple concret: un imprimeur égyptien importe du Maroc du carton en franchise totale. Après impression, le produit est réexporté au Maroc sans paiement de droits de douane. «En définitive, il concurrence les imprimeurs locaux qui eux importent le papier et les autres intrants en s’acquittant des droits de douane!».Contactée par les industriels, la direction des douanes exprime son incapacité à remettre en cause l’authenticité des certificats d’origine délivré par les pays cosignataires.D’autre part, l’Egypte comme la Tunisie affichent des droits de douane bien inférieurs (10%) sur les produits finis importés d’Europe, de Malaisie ou d’Indonésie qui sont déjà largement compétitifs.A court terme, la production locale de papier risque de baisser tout comme les activités de transformation. Si ce laxisme persiste, les industriels risquent de se transformer en simples importateurs et distributeurs de produits finis importés.


    Un plan d’urgence

    La Fifage a identifié quelques mesures à prendre rapidement:- Demander la tenue d’une réunion avec les représentants des ministères du Commerce, de l»Industrie, du Commerce extérieur, des Affaires générales et économiques ainsi que la direction des douanes pour arrêter des clauses de sauvegarde. Et sensibiliser les pays co-signataires de l’Accord quad.- Accélérer le démantèlement des droits de douane avec l’UE pour permettre aux produits européens d’être aussi compétitifs sur le marché marocain que les produits des pays arabes. Les industriels reconnaissent que leur filière est en retard par rapport au démantèlement douanier puisqu’il fallait protéger la production locale de papier. Aujourd’hui, l’importation de pâte à papier est à 32,5% et tous les autres intrants sont encore au taux maximum de 50%. «Nous subissons, 10 ans plus tard, les conséquences de ce toilettage minimum».- Réduire le coût de l’énergie qui représente 16% du prix de revient. En Egypte , il est 3 fois plus faible. Cette mesure est à l’étude depuis plusieurs mois, mais elle reste sans suite.- Créer un centre technique du papier et organiser le ramassage du papier. Une étude dans ce sens est menée par l’agence nationale de la PME. Mouna KABLY

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