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    Economie Internationale

    Pacte de stabilité UE: Le programme français accepté

    Par L'Economiste | Edition N°:467 Le 19/03/1999 | Partager

    Les ministres européens des Finances ont approuvé globalement à Bruxelles le programme de stabilité budgétaire français qui prévoit de réduire le déficit public entre 0,8 et 1,2% du produit intérieur brut en 2002 sur la base d'une croissance de 2,5 à 3% par an. Ils ont indiqué que la situation budgétaire à moyen terme envisagée dans ce programme est "conforme aux exigences du pacte de stabilité". Le Conseil des Ministres a toutefois fait une réserve en estimant que la marge de sécurité retenue, entre cet objectif et la barre fatidique des 3% du PIB à ne pas dépasser, "devrait être plus importante afin d'affronter, au cours des prochaines années, des évolutions imprévues", comme par exemple l'impact budgétaire d'importantes réformes structurelles.

    Le programme français prévoit deux scénarios macro-économiques pour la période 1999-2002. Dans le scénario "favorable", la croissance prévue est de 3% en moyenne sur 2000-2002 pour un déficit public de 0,8% du PIB. Le scénario "prudent" table sur une croissance moyenne de 2,5% sur 2000-2002 et de 2,4% en 1999, pour un déficit de 1,2% en 2002. Le ratio dette publique sur PIB devrait être ramené à 57,1% ou 58,3% selon le scénario retenu. Rappelons que le pacte de stabilité budgétaire, imposé aux membres de la zone Euro par le précédent gouvernement allemand pour éviter un dérapage budgétaire, leur interdit de dépasser respectivement 3% pour lé déficit public et 60% pour le ratio dette publique par PIB.
    Vis-à-vis de l'Allemagne, les Quinze se sont montrés plus sévères. Ils ont souhaité que l'Allemagne se montre plus ambitieuse sur la réduction de ses déficits en 2002 après l'examen de son programme. Ils ont demandé à ce que le pays prenne des mesures pour "éviter que la dette publique ne reparte à la hausse". Toutefois, dans l'ensemble, le Conseil estime que le programme allemand est conforme au pacte de stabilité et de croissance. Le gouvernement de Gerhard Schroeder prévoit une réduction du déficit à 1% du produit intérieur brut (PIB) d'ici 2002 et un ratio de dette publique sur PIB de 59,5% sur la même période.

    Nadia BELKHAYAT (AFP)

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