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Pacte de stabilité: Les tractations continuent

Par L'Economiste | Edition N°:1971 Le 04/03/2005 | Partager

. Almunia confiant quant à l’imminence d’un accordLe commissaire européen aux Affaires économiques Joaquin Almunia s’est dit, le 2 mars, confiant d’arriver “bientôt” à un accord sur la réforme du Pacte de stabilité. Et ce, malgré la fermeté de l’Allemagne pour obtenir plus de souplesse et alors que la BCE a lancé une mise en garde voilée.L’objectif est d’arriver à un résultat lors de la réunion des ministres des Finances (EcoFin) des 7-8 mars prochain, dans la perspective du Conseil européen des 22-23 mars, a-t-il précisé.S’il faut laisser “davantage de place au jugement économique”, “les deux références nominales (un plafond de 3% du PIB pour le déficit public annuel et de 60% pour la dette) doivent continuer à jouer le rôle central”, a insisté Almunia.Il s’est aussi opposé à l’idée “d’introduire de l’incertitude sur la décision concernant l’existence ou non d’un déficit excessif”, jugeant que la Commission devait initier une procédure dès dépassement de la barre des 3%, libre ensuite à l’EcoFin d’interrompre le processus.Une position qui s’oppose à celle défendue par l’Allemagne, l’un des principaux mauvais élèves de la zone euro. Porter un jugement sur la base du seul critère des 3% “ne reflète pas la complexité de la politique économique”, a indiqué lors du même colloque son ministre des Finances, Hans Eichel. Ce dernier a appelé à “juger sur la base de critères quantitatifs mais aussi qualitatifs”.Le chef-économiste de la Banque centrale européenne, l’Allemand Otmar Issing, a réaffirmé de son côté, le 2 mars, que la BCE restait “d’avis que le Pacte tel qu’il est contient suffisamment de flexibilité”. Il a rappelé que la politique budgétaire des Etats membres était l’un des “facteurs exogènes” pris en compte par la BCE pour évaluer les perspectives concernant les prix, citant sur le même plan par exemple les taux de change. “Notre évaluation concernant la stabilité des prix changera en fonction de la façon dont le Pacte sera modifié”, a-t-il dit.Synthèse L’Economiste

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