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    Ouverture du capital de Maroc Telecom: Le coup d'accélérateur

    Par L'Economiste | Edition N°:728 Le 20/03/2000 | Partager

    . L'appel à expression d'intérêt sera lancé demain mercredi au Maroc et à l'étranger
    . Les entreprises candidates doivent répondre à quatre critères cumulatifs


    C'est l'avant-dernier round pour l'ouverture du capital de Maroc Telecom. Le Ministère de la Privatisation et du Secteur Public lance demain mercredi "un appel à expression d'intérêt" au Maroc et à l'étranger. L'objectif de l'opération est de prendre en compte les attentes des candidats dans un souci de concertation. Ainsi, les réponses de ces derniers permettront d'affiner le document définitif de l'appel d'offres, qui sera lancé au cours de juin prochain en vue de céder au partenaire stratégique entre 25 et 35% du capital de l'opérateur public.
    Les candidats intéressés sont invités à retirer un questionnaire accompagné d'un mémorandum d'information sur Maroc Telecom à partir de vendredi 24 mars et auquel ils devront répondre avant le 2 mai. Le Ministère de la Privatisation a établi quatre critères cumulatifs pour qu'une entreprise soit candidate à cette opération. Le premier exige que la société exploite effectivement un réseau de téléphonie fixe et justifie d'un nombre d'abonnés supérieur à 1 million. Le deuxième critère a trait à l'exploitation du mobile avec au moins 750.000 abonnés. Le troisième critère est plus sélectif: la société ou l'une de ses filiales a, au dernier exercice clos, des capitaux propres consolidés supérieurs à 1 milliard de Dollars ou bien une capitalisation boursière à la clôture du 17 mars 2000 supérieure à 20 milliards de Dollars. Dernier critère, la société ne doit pas détenir d'action de l'opérateur de la deuxième licence GSM au Maroc.
    Cette privatisation attire beaucoup de monde. Normal, le bilan de santé de l'entreprise est bon. Maroc Telecom a réalisé pour l'exercice 1998 un chiffre d'affaires de 7,426 milliards de DH et un résultat net de 1,313 milliard. Elle emploie 14.150 personnes et tout l'effectif sera conservé après la privatisation, souligne-t-on du côté du Ministère. Plusieurs entreprises européennes et américaines sont dans la course pour emporter le gros lot. Il s'agit entre autres de France Telecom, de l'Américain SBC Communications et de Telecom Italia Mobile. Le poids international des candidats en lice promet une compétition serrée. Ce qui est salutaire pour la valorisation des offres, note un expert. En revanche, pour l'image du Maroc à l'étranger et le sérieux de l'opération, la garantie de transparence doit être de mise. Les instructions Royales abondent dans ce sens.
    Rappelons que les études d'évaluation de l'entreprise, confiées à Merril Lynch et JP Morgan, avait recommandé le choix d'un partenaire stratégique et ensuite une introduction en bourse. Une partie sera placée à la Bourse de Casablanca, l'autre dans une bourse étrangère.
    En ce qui concerne le délai entre le choix du partenaire stratégique et la Bourse, les deux banques conseils sont d'accord sur un point: Maroc Telecom n'a pas besoin d'investissements de rattrapage. Sur les plans industriel et technique, l'entreprise est au point. La période entre l'entrée du partenaire stratégique et l'introduction en bourse, souvent fixée entre 18 et 24 mois, peut donc être écourtée.

    Mohamed CHAOUI

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