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Ouarzazate comme espace de créateurs

Par L'Economiste | Edition N°:2808 Le 27/06/2008 | Partager

. Un premier court-métrage réalisé par des étudiants de l’ISMC. «Chicha» s’attaque frontalement aux problèmes des jeunes Abdelmouttalib, Houda, Nawal, Issa, Fettah et plusieurs autres jeunes entendent changer l’image qu’ont les gens de leur ville: Ouarzazate. Sur les brochures touristiques comme dans les spots publicitaires, la ville est surtout connue pour être un lieu de tournage des grandes productions cinématographiques internationales. Un cadre de vision statique qui ne démontre que cet aspect exotique. Or cette région recèle également une richesse humaine qui entend mettre au-devant de la scène un état de fait dynamique, où les ressources humaines occupent les premiers plans. Cette fois, Ouarzazate se transforme en un lieu de création et de créateurs. Elle ne subit pas uniquement, mais produit sa propre image, sa propre vie et sa propre imagination. Un groupe d’étudiants à l’Institut spécialisé aux métiers de cinéma (ISMC) a décidé de contribuer à ce projet viable et possible. Ils ont décidé ainsi de graver leurs noms comme étant les premiers à avoir érigé Ouarzazate en un cadre de vie sociale avec tous ses paradoxes et contradictions. Ouarzazate vécue de l’intérieur. Leur premier film totalement indépendant s’appelle «Chicha» et s’attaque frontalement aux problèmes d’une jeunesse en errance. Pas d’imitation, pas de fuite en avant, plutôt une volonté de création. Ils veulent, en quelque sorte, tourner ce qu’ils savent le plus, au lieu de travailler comme des figurants dans des films recomposant des histoires et des modes de vie qui leur sont étrangers. Sur place, tout ressemble ou presque aux productions professionnelles. Des 4x4 à la cantine, aux feuilles de service, comprenant la liste de l’équipe technique, tous lauréats de l’ISMC, des comédiens et même des figurants. Une quarantaine de personnes en tout. Tellement grand, le défi fait que personne ne s’y attend à un cachet vers la fin. Juste une envie de voir sa propre image dans un produit créatif. L’ambition de passer de l’état d’artisans et de techniciens de second degré aux premiers rôles est irrésistible. La responsabilité directe sur un travail est un rêve devenu réalité. Un rêve que caresse désormais un certain nombre de jeunes Ouarzazis. Depuis le petit matin, l’équipe de tournage a investi l’un des cafés de la ville. Le dispatching est automatique, chacun sait déjà ce qu’il a à faire, étant donné sa spécialité. Les cours théoriques et les stages pratiques qu’ils ont subis aux côtés des professionnels de grand calibre leur ont appris les astuces des productions, dans les plus petits détails. La culture des tournages est d’un grand apport dans ce sens. Les machinos avaient déjà mis en place tout le matériel du tournage. Issa, chef opérateur, s’est emparé lui de sa caméra. Houda, la scripte, mentionne méticuleusement toutes les scènes et toutes les répliques. Isolée dans un coin, Nawal, chef maquilleuse, prépare calmement l’héroïne «Sanaâ» pour qu’elle attaque la dernière prise de vue. «Silence, on tourne», crie haut Abedlhalim, assistant réalisateur qui demande par la même occasion la libération du champ. Adel, jeune héros, prend un bon coup de chicha, mais avant de finir, il devient tout rouge. Il commence à respirer difficilement et à tousser. Il perd un peu conscience, voit les âmes des autres clients quitter leurs corps. Il crachera du sang. Une chute qui n’est pas vraiment «happy end», puisque le court-métrage présente les méfaits de consommation de la drogue sur le plan social, mais aussi sur le plan de la santé. Un autre héros, Aissam, va finir alité à l’hôpital. Il est décédé. «Nous avons voulu choquer au plus fort les jeunes comme les parents par cette image, car le problème est d’une grande envergure et se vit souvent à l’insu des parents», a déclaré Ballouk Abdelmouttalib, réalisateur de ce court-métrage, labellisé Ouarzazate.««Nous avons voulu choquer au plus fort les jeunes tout comme les parents. Car la drogue cause d’énormes ravages. Et le phénomène se passe souvent à l’insu des parents», déclare le réalisateur, Ballouk Abdelmouttalib«De notre correspondant, Ali Rachdi

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