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    Economie

    Oualalou veut relancer la prévision financière

    Par L'Economiste | Edition N°:452 Le 26/02/1999 | Partager

    La Direction des Etudes et des Prévisions a bien du pain sur la planche. Aussi bien le public que le privé comptent sur elle pour leur fournir les informations nécessaires à leur développement.

    Le rôle des études et prévisions financières est d'un importance vitale pour le développement de l'économie. C'est ce qui ressort des différentes interventions ayant eu lieu lors du séminaire organisé par la Direction des Etudes et des Prévisions Financières (DEPF), hier à Rabat sous le thème «L'éclairage de la politique économique dans un contexte d'ouverture».
    Selon M. Fathallah Oualalou, ministre de l'Economie et des Finances, «les mutations rapides de l'environnement international et des enjeux de l'environnement national et un meilleur éclairage de la prise de décision économique et financière s'imposent comme une nécessité de premier plan». En effet, le développement du libre-échange suppose, voire exige une meilleure visibilité des pouvoirs publics en vue de tirer profit du contexte d'ouverture de l'économie marocaine sur l'extérieur.
    Pour sa part, M. Abderrahim Lahjouji, président de la CGEM, estime que ces prévisions sont d'une grande utilité pour les opérateurs.
    Néanmoins, il insiste sur le fait que ces études et prévisions doivent tenir compte des évolutions internationales. Ceci est d'autant plus vrai que nous évoluons dans un contexte international dont l'impact sur notre économie est de plus en plus important. Dans la même optique, le ministre de l'Economie et des Finances souligne que les études et prévisions financières doivent assurer un suivi permanent des évolutions des économies leaders, tels que les Etats-Unis et l'Europe. Toutefois, les économies des pays émergents ou concurrents ne doivent pas être négligées. Objectif, «tirer des enseignements des expériences étrangères en matière de politique économique et sociale». A cela s'ajoute la préparation, bien sûr, de l'économie nationale au libre-échange.
    Le dernier point suscite d'ailleurs beaucoup de questions de la part du patronat: «On se demande comment le Maroc compte combler le déficit qui résultera du démantèlement douanier». C'est là une information que la Direction des Etudes et Prévisions pourrait nous fournir». Mais d'autres points d'interrogation sont soulevés par le président du patronat.
    A titre d'exemple, le coût des facteurs des productions et le développement des stations balnéaires.
    «Nous voudrions bien savoir s'il y a une politique à moyen et long termes en ce qui concerne ces points».
    Les retombées de l'accord Maroc-UE figurent aussi parmi les informations dont ont besoin les opérateurs marocains, notamment sur le plan agricole. A rappeler que les agriculteurs européens bénéficient de plusieurs subventions, contrairement à leurs homologues marocains.
    Par conséquent, ces derniers auront du mal à rivaliser avec eux.
    Selon M. Lahjouji, ces études et prévisions doivent nous permettre de nous retrouver dans «une situation non prévisible».


    Passage à l'activité de conseil


    La Direction des Etudes et Prévisions a été créée en juillet 1995. Elle a pour principale mission d'éclairer le ministre des Finances. Elle participe également au Plan de développement économique où elle joue un rôle de coordination. Elle vise à développer une culture d'anticipation. D'ailleurs, le ministre de l'Economie et des Finances insiste sur ce volet: «dicté par les enjeux de l'environnement national et international et ses grandes fluctuations, le développement d'une culture d'anticipation devient donc fondamental à tous les niveaux».
    Cette direction, retenue lors de son démarrage par son homologue français, se limitait à ses débuts à effectuer des synthèses.
    Depuis 1997, elle a commencé à réaliser des études. A partir d'octobre 1998, elle est passée à la phase conseil qui est venue s'ajouter aux études.

    Rafik IKRAM

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