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    Economie

    Oualalou retrouve son esprit batailleur

    Par L'Economiste | Edition N°:2405 Le 21/11/2006 | Partager

    . Le ministre envoie pique sur pique aux Islamistes. «Le PJD doit retourner à l’école». Rappel à l’ordre aussi pour les alliés politiquesLe ministre des Finances et de la Privatisation devait présenter, hier lundi, à la Chambre des conseillers, le projet de la loi de Finances 2007. Un exercice aisé pour l’argentier du Royaume. D’autant plus qu’il a réussi une performance devant les députés. La séance plénière, tenue jeudi 8 novembre, a constitué l’événement au sein d’un hémicycle ranimé.Fathallah Oualalou retrouve toute sa verve d’antan: les batailles politiques le mettent en grande forme. Et il avait une bagarre de choix: les querelles que lui cherche le PJD. Le ministre a démonté un à un les arguments de ses adversaires. Au-delà du budget de l’année 2007, c’est tout le bilan de l’Alternance que Oulalou défend: «Le Maroc a acquis une immunité qu’il n’avait pas auparavant, ni dans les années 70 et 80 ni même pendant les années 90». Le train des réformes, lancé avec la transition politique, a, selon le ministre, contribué à jeter les bases d’une économie marocaine qui «aujourd’hui réagit bien, se défend». Finalement, dit-il, le Maroc sort son épingle du jeu même si le cours du pétrole ne cesse de grimper. S’il égrène les arguments économiques pour démontrer la solidité du projet, Fathallah Oualalou est surtout politique. Il a assurément pris le temps de se préparer pour répondre clairement à ses détracteurs. Les flèches sont particulièrement décochées au PJD. Le parti de Otmani était particulièrement critique au sujet de la loi de Finances. Il a joué son rôle de l’opposition. Il a «mal assuré et n’a apporté aucune valeur ajoutée», dit le ministre. Oualalou ajoute «l’incohérence de sa démarche avec les besoins et les choix du Maroc d’aujourd’hui». Un Maroc qui a volontairement et résolument, souligne-t-il, opté pour «le progrès, le développement et la modernité». Oualalou se fait tour à tour pédagogue et moraliste. «J’ai parfois peur de la manière de penser» (du PJD), dit-il. «Le Maroc a besoin d’évoluer, d’aller de l’avant et n’ayez aucune crainte, il sait préserver son identité, ses valeurs et sa religion», entonne le ministre. Il a également rassuré sur «la cohérence de l’équipe gouvernementale» et sa capacité à gérer les affaires avec «assurance et volontarisme». Rétablir la confiance, réconcilier le Maroc avec son passé, maîtriser le cadre macroéconomique ainsi que la dette et assurer au Maroc les capacités de négociation à l’international sont autant de défis annoncés par Oualalou comme ayant motivé la stratégie d’action du gouvernement. Le pari est, selon lui, réussi même si le chemin reste long à parcourir. Son argument, le gouvernement présente un projet de budget qui fait du social une priorité, mais qui est surtout indépendant. «Il n’est plus tributaire des ressources de la privatisation», affirme le ministre des Finances. Il annonce dans la même logique que l’économie du pays n’est plus totalement dépendante des conditions climatiques. . L’Istiqlal rappelé à l’ordreSelon lui, tout est dans la méthode. Il rappelle l’approche sectorielle qui fait des émules (programme pour le tourisme, l’artisanat, l’habitat, les routes, l’offshoring…). Le Maroc d’hier est loin. «Aujourd’hui, les entreprises publiques tiennent leur conseil d’administration, elles sont soumises au contrôle du ministère des Finances, ce qui n’était pas le cas auparavant». Oualalou, qui se fait l’avocat de l’Alternance, n’oublie pas de rappeler à l’ordre le parti de l’Istiqlal. «Le projet de budget n’est pas celui du ministère des Finances, mais du gouvernement», dit-il. L’attaque est directe à ceux qui ont multiplié les sorties pour défendre les résultats de certains ministères plutôt que d’autres. «Nous défendons tous les ministères», a souligné Oualalou en citant tous ceux des partis de la majorité autres que l’USFP dont il est membre. Et pour enfoncer le clou: «Le Maroc a une majorité qui joue un rôle important, depuis dix ans, pour faire évoluer les choses».


    Les chiffres-arguments

    - 55% du budget actuel sont alloués au volet social. - 34% du capital de Maroc Telecom génèrent 5 fois plus de revenu que lorsque l’Etat en détenait le monopole. - L’investissement a augmenté de 20% cette année. - Le taux d’inflation estimé à 3, 2% dans le projet de budget 2006 s’annoncerait à 2,7% à la fin de l’exercice. - L’indice de croissance qui ne dépassait guère 5% auparavant, et avait même sombré à des barres alarmantes de – 6% durant les années 90, aurait atteint cette année 7,3%. - L’opération des départs volontaires a certes engendré des «dégâts collatéraux» pour certains secteurs, par ailleurs, «rattrapables» aux yeux du ministre, mais elle a fait gagner 3 milliards de dirhams à la Trésorerie générale.Les chiffres-arguments pleuvent dans l’intervention de Fathallah Oualalou. En expert, le ministre les fait parler dans le sens positif. Il a indéniablement réussi son passage à la première chambre. Un appel est même insidieusement lancé à l’adresse de l’opposition pour faire mieux la prochaine fois. Khadija RIDOUANE

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