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Affaires

Oualalou face aux opérateurs de Tanger

Par L'Economiste | Edition N°:2239 Le 22/03/2006 | Partager

. Le ministre des Finances défend la politique économique. Une occasion aussi pour mobiliser les militants de l’USFPCe n’est pas souvent que les opérateurs de la région de Tanger-Tétouan ont l’occasion de discuter avec des représentants du gouvernement marocain, et encore moins le ministre des Finances, Fathallah Oualalou. Ce dernier s’y est, en effet, déplacé le week-end dernier sous la double casquette de membre du bureau de l’USFP. D’une pierre deux coups pour motiver et rassurer les opérateurs économiques et mobiliser les militants de l’USFP en prévision des prochaines échéances électorales. «Tanger-Tétouan est en train de devenir un laboratoire national», indique Oualalou. Pour lui, les actions entreprises dans la région ne manqueront pas d’avoir une incidence nationale, faisant allusion au mégaprojet Tanger-Med. Projet qui constitue le prolongement de la dimension méditerranéenne dont le Maroc avait été privé jusque-là. Une suite logique, bien que tardive, de l’ouverture marocaine sur l’Atlantique avec le port de Casablanca entreprise au début du XXe siècle. Exposant l’économie nationale, Oualalou l’a qualifiée de dynamique. «Le taux de croissance sur les 4 dernières années a été de 4,7% en moyenne, alors qu’il évoluait autour de 2 auparavant», explique le premier argentier du pays. Mais selon lui, le point le plus important reste la nette perception d’une indépendance entre les précipitations et la croissance. Ceci est dû à l’accélération de nouvelles locomotives au sein de l’économie nationale: BTP, tourisme, transport et télécommunications. Les engagements de l’Etat en matière d’investissement s’élèvent ainsi pour 2006 à 86 milliards de DH. Investissements qui proviennent directement des caisses de l’Etat et du Fonds Hassan II. Et de rappeler que la dynamique ne se limite pas au seul rôle de l’Etat mais aussi à celui de certains offices qui sont devenus de vrais partenaires. Mais la conjoncture n’est pas sans plomber les résultats. L’énergie et son coût sont les principaux freins. Le Maroc qui importe la quasi-totalité de ses sources d’énergie, a vu la facture devenir de plus en plus salée: pour les deux dernières années, le surplus a été de 20 milliards de DH. D’où la nécessité de mettre en place une nouvelle politique en matière d’énergie dont les bases sont déjà en place.Malgré tout et selon le ministre, le tableau n’est pas rose. Des défis de taille continuent d’entraver le chemin du Maroc. Le taux de croissance marocain n’est pas à la hauteur des attentes; il faudrait qu’il dépasse la barre des 6% annuels. D’un autre côté, les exportations marocaines même si elles sont en progression, restent elles aussi assez timides. «Le Maroc n’arrive pas à décoller face à la concurrence asiatique», souligne Oualalou. La pauvreté et le chômage restent des «devoirs manqués» pour le pays. Avec 14%, la pauvreté continue d’hypothéquer le futur du pays. Le chômage, même s’il recule légèrement, frappe fort chez les jeunes diplômés: une réforme du système de formation s’avère impérieuse.Au niveau stratégique, l’une des lacunes reste la faible force de négociation du Maroc. Face à un environnement international qui n’est pas toujours favorable, les capacités marocaines de négociation ne sont pas toujours les meilleures face à ses partenaires.


Garder ses avantages

Le ministre des Finances, Fathallah Oualalou, a également abordé la fiscalité de Tanger et la ristourne de 50% dont elle bénéficie. «Il n’est pas à l’ordre du jour d’y introduire des modifications, mais le législateur peut avoir un avis différent», indique Oualalou, laissant la porte ouverte à d’éventuels changements. Mais, de l’avis de beaucoup, le ministre a trahi le fond de sa pensée, en affirmant que malgré des décennies de fiscalité réduite, l’économie de la ville n’a pas avancé: «Ce sont les grands projets actuellement en cours qui font la différence». A noter que lors de la préparation de l’actuelle loi de Finances, une rumeur sur l’abandon de ces avantages fiscaux avait provoqué un tollé parmi la communauté économique de la région. De notre correspondant, Ali ABJIOU

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