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    Economie

    Oualalou confirme l'embellie budgétaire

    Par L'Economiste | Edition N°:592 Le 10/09/1999 | Partager

    · Le déficit est tombé à 2,3% du PIB

    IL y a bien des années qu'un ministre des Finances n'avait pas eu l'occasion de dresser un état des lieux avec autant de points positifs en matière de finances publiques. Le Maroc n'est cependant pas au niveau des pays occidentaux, comme la France ou les Etats-Unis qui affichent des excédents budgétaires après quinze ans de lutte contre les déficits. Socialistes ou libéraux, républicains ou démocrates, les gouvernements de ses pays ont conduit à quelques nuances près les mêmes politiques.
    Malgré ces 17 ans de lutte, l'Etat marocain est et reste déficitaire et ce, aussi loin que peuvent porter les projections. La lenteur du processus marocain de redressement en souligne la difficulté technique, voire la fragilité politique. Ce qu'a mesuré M. Oualalou, le ministre de l'Economie et des Finances, dès l'instant où il s'est installé aux commandes financières de l'Etat.

    Niveau historique


    Les bonnes nouvelles sur le déficit budgétaire ne donnent donc pas de quoi faire des folies. Le déficit s'est notoirement réduit pour descendre au-dessous de la ligne fatale des 3% et s'inscrire à 2,3% du PIB. Pour le Maroc, c'est un niveau historique. Des éléments conjoncturels, comme les 11 milliards (dont 7 sont réservés au programme d'investissements annoncés par Feu Hassan II), ont apporté un concours inespéré à la baisse de ce déficit. Si l'emploi du supplément GSM est productif, alors ce dernier passera, à moyen terme, au rang de facteur structurel. Pour l'instant, les facteurs structurels sont logés dans le comportement de l'IS et celui de l'IGR. "Ils sont la démonstration du progrès des entreprises vers la transparence", souligne-t-on auprès de M. Oualalou en se félicitant de ce que "l'amnistie fiscale de l'année dernière ait favorisé ce progrès".
    Dans les recettes fiscales, toutes en amélioration, une ombre: le comportement de la TVA. Sa progression est très nettement inférieure au rythme d'évolution des autres impôts. Le ralentissement de l'activité économique est ici mis en accusation, mais avec un bémol. Les restructurations de la TIC (Taxe Intérieure à la Consommation) vers la TVA "n'ont pas été bien maîtrisées", précise-t-on. Autre explication, le remboursement que le Fisc a commencé à pratiquer en grand.

    Nadia SALAH

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