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Economie

Oualalou à Bruxelles: «Ne nous marginalisez pas»

Par L'Economiste | Edition N°:2171 Le 14/12/2005 | Partager

. Réformes: Le ministre demande un renforcement des aides européennes. La commissaire Benita Ferrero-Waldner en visite au Maroc au printemps 2006«N’oubliez pas la Méditerranée et en particulier le Maroc dans vos futures perspectives financières». C’est le leitmotiv qui a émaillé les rencontres du ministre de l’Economie et de la Privatisation, Fathallah Oualalou, avec la commissaire européenne aux Relations extérieures et à la Politique européenne de voisinage, Benita Ferrero-Waldner, et un trio de directeurs généraux européens, le 12 décembre à Bruxelles. Alors que les autorités européennes se débattent encore pour parvenir à un accord sur les perspectives financières pour la période 2007-2013, le ministre marocain a voulu se rappeler au bon souvenir des Européens en leur affirmant que le «Maroc croit toujours en l’Europe, qu’il avance dans le sens des grandes réformes et que l’Europe a besoin de la Méditerranée pour renforcer sa stature sur le plan mondial». «Je suis conscient qu’il y a un débat au niveau européen sur les perspectives financières, débat dans lequel je ne me permettrais pas d’intervenir, mais l’essentiel pour moi est de défendre la Méditerranée en général et la spécificité marocaine en particulier», a confié Oualalou à L’Economiste à l’issue de son entretien avec la commissaire européenne, entretien qui a duré moins d’une demi-heure. Selon lui, la Méditerranée «ne doit pas être marginalisée dans le débat politique et dans la future coopération financière». Le ministre marocain a expliqué à Ferrero-Waldner que le Maroc «souhaite être récompensé de ses efforts en matière de réformes» et que la place privilégiée qu’il occupe actuellement dans le cercle des pays partenaires «devrait rester ce qu’elle est dans l’avenir». Devant la commissaire, Oualalou a souligné que la Politique européenne de voisinage est essentielle pour le Maroc et que son département est «très satisfait de la coopération financière avec l’UE», notamment ces trois dernières années et plus particulièrement en 2005 «où les opérations vont dépasser les 200 millions d’euros». Selon le ministre, les décaissements vont dans le bon sens et concernent essentiellement l’appui aux réformes menées au Maroc, plus exactement dans les secteurs de l’administration, l’eau, la justice et l’éducation. Il a espéré que ces bonnes performances puissent se poursuivre en 2006 et au-delà car, dit-il, «le Maroc avance dans le sens de la convergence avec l’Europe en matière de grandes réformes politiques, économiques, sociétales, culturelles, et cela mérite récompense». Oualalou a soutenu devant son interlocutrice que «pour que la Politique européenne de voisinage soit conséquente, elle doit être accompagnée d’un financement conséquent et que ce financement doit être alloué essentiellement aux réformes que nous menons car cela va nous aider et nous inciter à les accélérer». Le ministre marocain a notamment mis l’accent sur la nécessité pour l’Europe de contribuer d’une manière substantielle au financement de l’Initiative nationale pour les droits humains et notamment son volet «lutte contre la pauvreté». Ce à quoi la commissaire a répondu qu’avant toute chose les Européens devraient se mettre d’accord sur les perspectives financières pour 2007-2013 pour lesquelles on attend une réponse pour les 15 et 16 décembre lors du Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE. La commissaire a réitéré à Oualalou que «tous les pays partenaires qui sont prêts à aller de l’avant avec un agenda des réformes peuvent prétendre à un soutien ferme de l’UE». Elle lui a précisé qu’il y avait une prime spéciale qui prévoit un bonus d’aide de 10 à 15% qui pourrait être ajouté aux enveloppes de chacun des pays qui marqueraient des progrès dans différentes réformes. Si les choses vont bien, a-t-elle souligné, le Maroc sera un des pays qui aura le plus de soutien. Et pour marquer sa satisfaction dans la coopération avec le Maroc, la commissaire planifie une visite qui devrait avoir lieu probablement au printemps 2006.


«L’avenir reste ouvert»

Oualalou a reçu plus ou moins les mêmes réponses de la part des directeurs généraux de la direction des Relations extérieures, des Affaires économiques et monétaires et d’EuropeAid qu’il a tenu à rencontrer suite à son entrevue avec Ferrero-Waldner. Tous lui ont dit que «l’avenir reste ouvert car tout dépend de la solution qu’apporteront les 25 à leur problème budgétaire pour 2007-2013». Tous lui ont indiqué qu’ils sont conscients des priorités du Royaume (éducation, lutte contre la pauvreté, migrations, aides au développement des entreprises privées) et des efforts effectués par le Maroc dans ses réformes mais qu’il ne pourra obtenir une réponse concrète pour leur financement qu’une fois le problème des perspectives financières sera réglé. Comme on le sait, Londres espère un accord sur le budget européen pour sauver le bilan de sa présidence de l’UE, mais ne semble pas vouloir céder trop de terrain sur le rabais britannique, considéré comme sacro-saint par l’opinion publique outre-Manche. Une ristourne que tous les autres Etats membres de l’UE ont pris en grippe maintenant que ce pays est beaucoup plus riche qu’il y a vingt ans. L’ensemble des partenaires européens du Royaume-Uni mettent en effet la pression sur Tony Blair qu’ils accusent d’avoir fait échouer en juin dernier un précédent accord sur les perspectives financières. D’aucuns estiment que le Conseil européen de Bruxelles, les 15 et 16 décembre, risque d’être le plus difficile qu’il aura «jamais vécu» dans la mesure où il s’efforce d’éviter à tout prix de rester dans l’histoire de son pays comme celui qui aura abandonné le rabais obtenu en 1984 par Margaret Thatcher. De notre correspondant permanent, Aziz BEN MARZOUQ

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