×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Dossiers

    Où vont les étudiants: Les filières les plus fréquentées

    Par L'Economiste | Edition N°:486 Le 15/04/1999 | Partager

    · Près de la moitié des bacheliers s'inscrivent en facultés d'économie et de droit. Bondées, ces facultés affichent les taux d'encadrement les plus faibles
    · 201 étudiants pour 100 places disponibles

    Droit et économie, toujours et encore. La plupart des bacheliers ne jurent plus que par ces filières. Chiffres du Ministère de l'Enseignement Supérieur à l'appui, ce sont près de la moitié des titulaires du baccalauréat qui se dirigent vers les sciences économiques et juridiques. En 1997/98, ils étaient 30.000 à s'y inscrire. Ce n'est donc pas surprenant que les amphithéâtres soient archicombles. Le sureffectif est tel que 201 étudiants se disputent les 100 places disponibles, soit donc un fauteuil pour deux étudiants, moyenne pouvant atteindre une place pour trois apprenants pour certains établissements. Et les premières années comptent dans les rangs entre 4.000 et 5.000 étudiants.
    Aussi le taux d'encadrement dans les facultés de droit est-il des plus faibles. Il dépasse les 100 étudiants par enseignant(1), alors que l'idéal, avance M. Najib Zérouali, ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Formation des Cadres, serait d'avoir un encadreur pour 20 étudiants. L'infrastructure n'est pas non plus suffisante. Avec 45% de l'effectif global des étudiants, les facultés de droit et d'économie ne représentent que 15% de l'ensemble des établissements.
    Cette tendance est observée pour l'ensemble des villes, aussi bien à Casablanca, Rabat, Marrakech qu'à Oujda. Selon le ministre de l'Enseignement Supérieur, cette situation s'explique par les mutations des offres d'emploi. Dans les années 1970, les facultés formaient essentiellement pour le fonctionnariat et particulièrement pour les métiers de l'enseignement. Aussi les disciplines scientifiques et littéraires étaient-elles les plus prisées. Dans les années 1980, la tendance s'inversait. Aujourd'hui, ce sont les métiers de la finance et de la gestion qui connaissent un rush. Ce qui a eu pour conséquence un déplacement en masse vers les filières économiques et juridiques. Ainsi, sur les 250.000 étudiants de l'université pour l'année 1997-98, près de 110.000 sont inscrits dans les filières économiques et juridiques hors les 1.400 étudiants d'écoles publiques de commerce et de gestion.
    Actuellement, les facultés de lettres et des sciences humaines et les écoles de traduction et des sciences de l'éducation n'accueillent plus que 27% des étudiants. En 1997/98, elles ont été sollicitées par 15.569 nouveaux inscrits. Quant à l'effectif des étudiants des facultés des sciences et techniques, il a atteint un peu plus de 7.000 apprenants dont 1.454 nouveaux inscrits.
    Au bas de la liste, les établissements de technologie et les facultés des sciences médicales qui n'ont enregistré en 1997/98 respectivement que 1% et 3% de l'effectif global d'étudiants. A l'origine de ces faibles taux, la sélection très serrée à l'entrée.

    Malika EL JOUHARI

    (1) Le nombre total des étudiants inscrits dans les filières économiques et juridiques s'est élevé en 1997-98 à plus de 109.000 pour 990 enseignants permanents.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc