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    Economie

    Où sont les syndicats?

    Par L'Economiste | Edition N°:325 Le 09/04/1998 | Partager

    A l'exception de l'UGTM, les centrales attendent la rentrée syndicale et la déclaration gouvernementale pour se prononcer. Une chose est sûre, la relation syndicat-pouvoir est amenée à changer.


    Bien silencieux les syndicats depuis la nomination du nouveau gouvernement. Les représentants des différentes centrales font plutôt profil bas. Avec le changement politique se pose en effet la question de savoir comment vont se positionner les différents partenaires sociaux face au pouvoir. Les réactions à la nomination de M. Abderrahman Youssoufi sont pour l'heure plutôt discrètes. A l'exception de l'Union Générale des Travailleurs du Maroc (UGTM) qui a applaudi ouvertement au changement, les deux autres grandes centrales préfèrent attendre: l'une la déclaration gouvernementale du 10 avril et l'autre la rentrée syndicale début mai avant de se prononcer. En effet, la Confédération Générale des Travailleurs (CDT) a souhaité ne prendre position sur sa nouvelle stratégie qu'après la présentation de la déclaration gouvernementale devant le Parlement. Reste à savoir si cette réserve n'est pas dictée par sa volonté de ne pas se démarquer des grandes lignes politiques du parti de l'USFP dont la proximité n'est plus à démontrer. La question demeure entière en attendant que la CDT rende publiques ses grandes orientations.

    Une chose est sûre, une page est bien tournée. Les centrales syndicales n'ont plus comme interlocuteur un gouvernement de technocrates, mais un gouvernement politique dont ils font partie pour deux centrales syndicales au moins (la CDT et l'UGTM).
    L'Union Marocaine du Travail (UMT) se fait encore plus discrète. Pour elle, ce changement politique est un non-événement. Ni confiance, ni défiance, ce sera sur ses actes que le gouvernement Youssoufi sera jugé. Il faut néanmoins noter qu'une rencontre a déjà eu lieu entre le secrétaire général de l'UMT et le Premier ministre qui sont par ailleurs tous le deux de vieux routiers de la politique et qui se connaissent depuis déjà très longtemps. Dans tous les cas, la position de cette centrale devrait être affichée au plus tard dans moins d'un mois. 

    Gap social


    Les rôles semblent s'inverser. Alors que l'UMT a toujours été perçue comme un syndicat progouvernemental, c'est lui qui prévoit de jouer le rôle de contre-pouvoir. Sera-t-il seul? Si la position de la CDT n'est pas encore connue, l'UGTM en revanche affirme clairement qu'elle "ne changera pas de comportement». "Notre position restera la même que celle que nous avions sous les gouvernements précédents", indique M. abderrazak Afilal, secrétaire général de cette Centrale. Elle restera "la même" signifie «comprendre et se faire comprendre, essayer de résoudre les problèmes et les conflits à travers le dialogue et la négociation tel qu'il résulte de l'esprit de la déclaration commune du 1er août 1996". En fait, la centrale apporte son soutien au nouveau gouvernement, mais sous réserve qu'il "oeuvre en vue de résoudre les problèmes sociaux". Au menu, l'ensemble des dossiers laissés par les six commissions chargées du suivi du dialogue social. Les travaux de ces commissions piétinent. Suite à l'intense activité sociale de l'été 1996, outre les mesures d'urgence réclamées (hausse du SMIG et des allocations familiales), un plan d'action et une méthodologie de travail avaient été définis. Mais faute d'accord sur les différents dossiers, les centrales syndicales se sont renfermées depuis dans un mutisme les conduisant à faire de la gestion routinière de conflits. Avec un gouvernement résolument tourné vers le social, ces dossiers chauds devraient être remis sur le tapis. Il s'agit principalement des libertés syndicales, de la couverture sociale, du logement, du Code du Travail et de la réforme du statut de la fonction publique entre autres. Un hic cependant, ce gouvernement est en face des mêmes contraintes budgétaires. Pourra-t-il en conséquence combler le gap
    social?
    Les premières réunions avec les partenaires sociaux dans les prochains jours devraient permettre d'y voir plus clair.

    Fatima MOSSADEQ

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