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Otan: La marche vers l’Est freinée
DNES à Bruxelles, Jamal Eddine HERRADI

Par L'Economiste | Edition N°:2915 Le 04/12/2008 | Partager

. Non à l’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie . Oui au Dialogue méditerranéenCe ne sera pas pour cette fois-ci. L’Ukraine et la Géorgie doivent attendre quelque temps encore avant de faire partie du club plus ou moins fermé de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). C’est tout juste si les alliés ont décidé de ce qui a été appelé «une reprise conditionnelle et progressive de leurs contacts avec ces deux pays et avec la Russie». Ils avaient été suspendus le 19 août dernier après le conflit russo-géorgien.Le secrétaire général de l’Otan, Jaap de Hoop Scheffer, a affirmé, à l’issue de la première des deux journées de la réunion à Bruxelles au niveau des ministres des Affaires étrangères de l’Alliance (2 et 3 décembre), que pour commencer, l’Organisation souhaite la tenue prochaine d’une réunion informelle du conseil Otan-Russie au niveau des ambassadeurs. En fait, depuis le sommet de Bucarest des 27 pays membres de l’Alliance (2 et 3 avril dernier), les pourparlers avec les trois pays n’ont pas vraiment avancé. Le conflit armé entre Moscou et Tbilissi a davantage envenimé la situation. Pour sa part, l’ambassadeur de Russie auprès de l’Otan, Dmitri Rogozine, a estimé que «l’Otan a changé sa position à l’égard de la Russie, de l’Ukraine et de la Géorgie. La glace commence à fondre». Cependant, les observateurs notent que De Hoop Scheffer n’a pas stipulé les «conditions» posées ni le rythme de la normalisation auxquels pense l’Organisation. «Cela ne signifie certainement pas que nous soyons tout d’un coup d’accord avec les Russes sur l’usage disproportionné de la force» contre la Géorgie lors du conflit militaire d’août, et «la reconnaissance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud qui a suivi», a-t-il souligné. «La question n’est pas d’isoler la Russie. C’est l’invasion de la Géorgie par la Russie qui a posé un problème entre Moscou et l’Alliance atlantique», a déclaré pour sa part la secrétaire d’Etat américaine sortante, Condoleezza Rice. Autre point important de la réunion, les perspectives d’adhésion à l’Alliance de la Géorgie et l’Ukraine. Les 26 alliés ont finalement entériné un compromis, conclu par leurs collègues américain, allemand, britannique et français, pour sortir de l’impasse. L’Otan a donc décidé d’approfondir sa coopération avec les deux pays candidats via deux commissions, Otan-Géorgie et Otan-Ukraine, sans remettre en cause la procédure normale, à savoir l’octroi du Plan d’action en vue de l’adhésion (MAP), auquel l’Allemagne en particulier reste très attachée. A leur sommet de Bucarest en avril, les dirigeants alliés avaient repoussé l’attribution de ce MAP, autrement dit du statut de candidat officiel, à l’Ukraine et à la Géorgie, tout en leur promettant l’entrée à terme dans l’Otan. Et cela, malgré la vive hostilité de Moscou à cette idée.Concernant le MAP, l’Otan est restée très prudente: elle ne peut «préjuger» de la décision qu’elle prendra le jour venu, l’adhésion proprement dite de la Géorgie et de l’Ukraine n’étant, quant à elle, pas envisagée avant des années.Toutefois, le même jour, l’UE annonçait à Bruxelles la reprise de ses négociations avec la Russie sur un accord de partenariat. Cette décision n’est pas une surprise pour les observateurs, les 27 ayant estimé depuis un peu plus d’un mois que Moscou s’était suffisamment conformée aux conditions du cessez-le-feu en Géorgie. A cela, Jaap de Hoop Scheffer a rétorqué mardi que l’Alliance avait estimé, après l’incursion russe en Géorgie, qu’il ne pouvait plus être question de relations normales avec Moscou, ajoutant toutefois que l’«objectif de l’Alliance n’a jamais changé: promouvoir une Europe dans sa totalité, libre et en paix, une Europe au sein de laquelle la Russie doit jouer son rôle à part entière, en tant qu’acteur responsable majeur».D’autres parties ont été plus explicites, à l’instar du chef de la diplomatie italienne, Franco Frattini. «J’estime que le moment est venu de reprendre les négociations (avec la Russie sur la coopération)», a-t-il dit, en proposant de renouer les contacts au niveau des ambassadeurs puis à celui des dirigeants lors du prochain sommet de l’Otan en avril 2009.Finalement, cette réunion qui aurait pu être capitale pour l’Ukraine et la Géorgie n’a pas donné tous ses fruits. Le statut de candidats officiels leur a été refusé. On s’en doute, la Russie a pesé de tout son poids sur la décision des alliés. Elle a même rallié certains Etats à sa cause empêchant ainsi l’émergence d’un consensus sur la question. En définitive, la Géorgie a été victime de sa guerre alors que l’Ukraine paie pour son instabilité. Ces deux Etats de l’ancien bloc de l’Est ont même quelque part été abandonnés par les Etats-Unis. Washington n’a pas fait le même forcing pour leur adhésion comme lors du sommet de Bucarest. La marche de l’Otan vers l’Est s’est, ainsi, trouvée brutalement freinée.


Sécurité et stabilité régionales

Les ministres des Affaires étrangères de l’Otan devaient rencontrer hier dans l’après-midi leurs homologues du Dialogue méditerranéen. Celui-ci, faut-il le rappeler, est une initiative qui a été lancée en 1994 par le conseil de l’Atlantique Nord. Son objectif est de contribuer à la sécurité et à la stabilité régionales. Sept pays non membres de l’Otan participent actuellement au Dialogue méditerranéen. Il s’agit du Maroc, de l’Algérie, de l’Egypte, de la Jordanie, de la Mauritanie, de la Tunisie et d’Israël. Le Dialogue méditerranéen a été élevé lors du sommet d’Istanbul (2004) au rang de partenariat à part entière quand il a été décidé de le doter d’un cadre plus ambitieux et plus large.

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