×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

International

Orascom Telecom cède la totalité de sa filiale algérienne
De notre correspondant permanent à Alger, N. LARIBI

Par L'Economiste | Edition N°:3165 Le 08/12/2009 | Partager

. Djezzy honnie par les Algériens après les incidents du Caire . Vivendi, Cevital et Sonatrach candidats pour son rachatLa rumeur a fini par devenir une réalité. La vente de l’opérateur de téléphonie mobile Djezzy se précise. L’affaire devrait connaître de nouveaux rebondissements dans les prochains jours. Le PDG du groupe Orascom Telecom a confirmé sa volonté de céder la totalité de sa filiale algérienne. Du coup, les premiers contacts sérieux ont été établis par plusieurs acteurs du dossier. Et le scénario qui se dessine devrait être le suivant: une alliance entre le français Vivendi, le groupe privé Cevital et la Sonatrach. Le groupe français aura 49% de la future structure; les 51% restants seront partagés entre Cevital et Sonatrach. Cette configuration va permettre le respect de la nouvelle loi algérienne en matière d’investissements étrangers qui oblige le partenaire étranger à céder au moins 51% du capital à des Algériens. Le management devrait être assuré par Vivendi, un opérateur qui possède une longue expérience dans la téléphonie mobile. La présence de Sonatrach dans le projet a une portée économique et stratégique pour l’Algérie. Comment? Il s’agit d’une valorisation par Sonatrach d’un réseau de 22.000 km de fibre optique. Face à la difficulté de relancer Algérie Télécom et moderniser le fixe et l’Internet, le futur Djezzy pourrait permettre à l’Algérie de se doter enfin d’un acteur qui sera présent sur l’ensemble des métiers : mobile, Internet et fixe. Par ailleurs, Naguib Sawiris, président d’Orascom a dû s’endetter à hauteur de 7 milliards d’euros dont 5 milliards auprès de la banque américaine Citigroup pour le rachat de Wind (Italie) et Hellas (Grèce). Mais, jusque-là, une grande partie du service de la dette était payée par le cash généré par Djezzy. Parallèlement, le redressement fiscal va priver Orascom Telecom de cette manne et l’obliger à rembourser sa dette ou à la restructurer. Seule une cession de la totalité de Djezzy devrait lui permettre d’atteindre cet objectif d’autant que les échéances de remboursement approchent. Notons que Naguib Sawiris espère céder sa filiale à 10 milliards de dollars. C’est justement à ce prix là qu’il avait proposé de céder l’été dernier 51% de Djezzy à un investisseur algérien qui a décliné l’offre jugeant le montant trop élevé.Pour éviter de revivre le même scénario avec le groupe français Lafarge suite à l’achat des cimenteries algériennes, détenues par Orascom, le gouvernement algérien a sévi en mettant en place un arsenal juridique qui donne à l’Algérie le droit de préemption dans la vente de toute filiale d’une entreprise étrangère implantée dans notre pays.C’est sans doute pour cette raison que Vivendi a décidé d’associer un partenaire algérien (Cevital) afin de faciliter une éventuelle ouverture du capital de Djezzy à d’autres investisseurs.A signaler que Djezzy qui était le moteur de croissance d’Orascom est devenue subitement l’entreprise honnie par tous les Algériens après les incidents du Caire où les joueurs de l’équipe nationale de football et leurs supporters avaient subi toutes sortes d’exactions. En un mot, la filiale égyptienne symbolise aux yeux des Algériens la présence des «Pharaons» en Algérie.


Médiatisation

La décision d’Orascom Telecom de médiatiser le litige qui le lie à la Direction générale des Impôts à la veille du match Algérie-Egypte, le 18 novembre, n’a pas été du goût du gouvernement algérien. «Orascom va payer et ne pourra pas transférer de l’argent tant qu’il ne l’a pas fait», a affirmé Ahmed Ouyahia, jeudi dernier à Alger, au cours d’une conférence de presse. Le Premier ministre a précisé «que l’enquête fiscale concernant Orascom était en cours depuis 12 mois et n’était pas liée au match de foot».«L’Algérie n’a pas l’habitude de médiatiser ce genre d’affaires pour ne pas nuire aux intérêts des entreprises contrôlées», a-t-il souligné. Le Premier ministre met fin ainsi aux derniers espoirs d’Orascom Telecom de négocier le redressement fiscal dont il l’a fait l’objet. Il répond aussi par la négative aux demandes du Caire de dédommager les entreprises égyptiennes basées en Algérie, «affectées» par la crise et les tensions politiques entre les deux pays dues aux incidents qui ont marqué les rencontres de football Algérie-Egypte au Caire le 14 novembre et à Khartoum le 18 novembre.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc