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Economie

Opération transit
Plus de 90% des véhicules passent sans contrôle
DNES à Algésiras et Almeria, Mohamed AKISRA

Par L'Economiste | Edition N°:2075 Le 29/07/2005 | Partager

. Les fourgons surchargés... problème majeur. Le contrôle n’est pas automatiqueEN 2004, plus de 769.000 passagers, 169.796 véhicules et 2.387 autocars ont transité par Tanger, le premier port du Maroc en termes de trafic. Pour les autorités de ce port, la tâche est dure. Cette année, et jusqu’au 27 juillet, les passagers étaient au nombre de 336.879. Le nombre des véhicules, quant à lui, s’élève à 104.569 dont 1.118 autocars. Selon Hamid Watri, ordonnateur du port de Tanger, ce flux important demande des efforts considérables. Le pari est de pouvoir fournir un meilleur accueil pour les ressortissants marocains mais aussi un seuil de sécurité. En effet, l’effectif de la douane passe de moins de 100 agents, en temps normal, à 220 agents pendant la campagne. «C’est un effectif suffisant, surtout que nous essayons de simplifier au maximum nos procédures. Plus de 90% des véhicules des MRE passent sans contrôle», souligne l’ordonnateur. «Cependant, notre problème majeur reste les fourgons lourdement chargés, par de la marchandise à caractère commercial», ajoute-t-il. Sur le terrain, les véhicules sont sélectionnés selon leur chargement, dès la sortie du bateau. Pour un maximum de fluidité, chaque catégorie suit un couloir différent. Les fourgons, trop chargés, sont systématiquement et minutieusement contrôlés. Les voitures avec grands porte-bagages ou remorques le sont moins. 5 à dix minutes pour chaque véhicule. Cependant, et malgré ces facilités, ceux qui doivent passer le contrôle sont toujours mécontents. En cette journée du 14 juillet, à 10h, les voitures débarquent lentement du bateau, à la gare maritime-ouest du port de Tanger. Trois agents de la douane procèdent à la sélection des voitures et les acheminent vers les couloirs appropriés. Le propriétaire d’un fourgon lourdement chargé n’est pas content. Dès que l’agent lui indique le couloir réservé au contrôle, il est dans tous ses états. «Je ne transporte que des cadeaux pour les membres de la famille», explique-t-il. Mais la réalité est tout autre. Machines à laver, téléviseurs, réfrigérateurs, motocycles, bicyclettes, vieux bidets, cuvettes, vieux vêtements et pneus usés, difficile d’admettre que toute cette marchandise est destinée uniquement aux membres de la famille. Selon un agent de la douane, une fourgonnette nécessite plus de trente minutes de contrôle. «Cela dépend aussi de la volonté des propriétaires. Ces derniers sont souvent des commerçants qui effectuent jusqu’à dix voyages par an», ajoute-t-il. La situation est la même pour presque tous les fourgons de ce couloir. La surcharge est monnaie courante. Les remorques sont pleines à craquer et la hauteur des porte-bagages dépasse souvent les limites. A l’intérieur des voitures, l’espace réservé au conducteur est très réduit. Aux dépens de leur confort et de leur sécurité, ces derniers préfèrent charger leurs véhicules au maximum. Le MRE à qui on a demandé de décharger sa marchandise continue de rouspéter. L’agent de la douane ne veut rien savoir. Mais, après quelques minutes, les deux hommes se sont retirés dans un bureau. Le propriétaire de la fourgonnette en ressort juste après avec un large sourire. Il ramasse ses affaires et part. Qu’est-ce qui s’est passé dans ce bureau? Mystère. A la gare maritime-est, le Mogador vient d’accoster. Quelque 1.095 passagers et 277 véhicules se trouvent à bord de ce bateau qui relie Tanger à Port Vendre. Selon une passagère, voyager est toujours pénible. Le bateau est moins fatigant que la voiture, mais l’avion est meilleur. «Cependant, il faut absolument apporter quelque chose pour la famille. Ce que l’avion ne permet pas», indique une passagère. «Souvent, notre confort passe après celui des membres de la famille au bled. C’est le prix à payer quand on est quelqu’un de «l’kharij»», ajoute-t-elle.


Stups

LE trafic des stupéfiants (stups), essentiellement le haschich, est plus important pendant l’opération de retour des MRE, à partir de la mi-août. Pendant la période d’arrivée, ce sont la cocaïne, le trafic d’argent et des armes. Mais, en moindre quantité. Selon un agent de la police des stupéfiants, les trafiquants profitent de cette période de grand flux des MRE pour faire l’essentiel de leur chiffre d’affaires. «Nous nous fions surtout à notre flair. Les cachettes les plus connues sont les doubles plafonds et les pneus. «Mais nous avons nos méthodes pour le découvrir. Pour les pneus, il faut mettre son pied d’un côté et frapper de l’autre, à l’aide d’un instrument. Si vous ne ressentez pas l’impact du coup sur le pied, cela veut dire qu’il y a quelque chose là-dedans», explique l’agent. Selon un responsable de la douane à Nador, le seul moyen de démasquer les trafiquants à l’arrivée sont les informateurs. «Et ils reçoivent des récompenses après la saisie», souligne-t-il.

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