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    Economie

    Opération transit RME 96: : Plus fluide grâce à la Fondation Hassan II

    Par L'Economiste | Edition N°:238 Le 11/07/1996 | Partager


    Les premiers RME commencent à arriver. Pour eux le voyage n'est pas toujours de tout repos. Ils sont souvent victimes de vols, d'agressions ou de tracasseries administratives. La Fondation HassanII pour les RME a pour rôle de les assister. Gros plan sur son Antenne de Tanger.


    Samedi 6 juillet, Antenne de la fondation Hassan II pour les RME à Tanger. L'homme qui vient d'entrer porte allégrement 60 ans. Il explique, avec un accent trahissant ses origines du Nord, qu'il est RME installé en Allemagne. Puis il commence à exposer son problème. Son véhicule immatriculé à l'étranger est bloqué au port de Tanger par la Douane. Cette dernière lui a fait savoir, après vérification de ses fichiers informatiques, qu'il n'avait pas régularisé la situation de son véhicule introduit une année auparavant. Son véhicule ne pouvait donc pas bénéficier, pour cette année, du régime de l'admission temporaire. En principe, cette régularisation peut se faire par la mise à la consommation du véhicule introduit. Le RME doit alors présenter tous les justificatifs de dédouanement. A défaut, le véhicule doit être réexporté.

    "Dans ce cas, il nous est difficile, pour nous, d'intervenir puisqu'il s'agissait du non-respect par le RME d'un cadre légal", explique Abdeslam Madrai, un des responsables de l'Antenne.

    Ce type de difficulté n'annule en rien les efforts fournis au niveau de l'opération Transit 96 par cette fondation. En effet, les problèmes que rencontrent les immigrés marocains venus passer leurs vacances au Maroc peuvent être solutionnés: vols de papiers, complications sanitaires ou tracasseries administratives.

    Lui-même ex-RME, M. Madrai avoue que la collaboration avec les officiers des oeuvres sociales des FAR, affectées cette année à la Fondation, a été fructueuse. Ces officiers essayent de débloquer la plupart des situations qui peuvent se présenter au cours de la traversée du Détroit de Gibraltar ou au port de Tanger.

    "Leur présence dans l'enceinte du port est également rassurante", explique une RME installée en Scandinavie.

    Fluidité


    Le travail des officiers complète celui des 110 vacataires recrutés par la Fondation. Formés à l'Institut National des Sports de Moulay Rachid, ces jeunes ont pour tâche d'aider les RME à accomplir les différentes formalités administratives qui caractérisent l'opération de transit, notamment remplir les fiches d'immatriculation temporaire des véhicules.

    Au total, près de 165 personnes, assurant 24 heures/24 (en 3x8h) sont mobilisées pour le bon déroulement de l'opération Transit RME 96. Un constat en ce samedi 6 juillet: la fluidité du transit

    Celle-ci pourrait s'expliquer par la baisse du trafic. Or il n'en est rien.

    Les chiffres couvrant le mois de juin, et communiqués par la Fondation, font état d'une augmentation des arrivées de RME par rapport à 1995 et 1994 avec respectivement 8.000 et 1.000 personnes supplémentaires. Toutefois, cette augmentation est à prendre avec réserve. Le gros des RME n'afflue réellement qu'à partir du 15 juillet et jusqu'au premier août. L'évolution du trafic ne pourra donc être appréciée qu'en cette période. Phénomène nouveau: les RME qui commencent à arriver au Maroc ramènent de moins en moins de bagages. "Ils sont aussi de plus en plus jeunes", explique-t-on à la Fondation.

    Contrôle par ciblage


    Un bon point pour les autorités du port: douane, police et gendarmerie. En effet, les contrôles de sécurité ne sont plus systématiques mais effectués principalement par sondage et par ciblage. En revanche, les véhicules jugés suspects subissent obligatoirement la fouille. L'ombre de l'attentat de l'Atlas Asni plane toujours.

    Côté bateaux, la liaison entre Algésiras et Tanger est assurée par 7 navires, dont trois affrétés par des compagnies de navigation marocaines. Ces bateaux effectuent jusqu'à 18 rotations par jour.

    Ce chiffre peut être porté à 26 rotations en période de pointe. Pour réduite les délais d'attente de ces navires au port de Tanger, cinq quais ont été ouverts dont le fameux quai T5, utilisé une année auparavant pour l'accostage des navires-citernes qui assuraient le cabotage d'eau de Jorf Lasfar vers Tanger.

    La Fondation Hassan II, présente sur les principaux axes de retour des RME, notamment au niveau des centres d'accueil de Malabata et de Larache, compte également élargir son champ d'intervention aux aéroports. A cet effet, un bureau de la fondation a été ouvert samedi 6 juillet à l'aéroport de Tanger Boukhalef. Autre nouveauté cette année: un numéro de téléphone vert à été mis à la disposition des RME. Il leur permettra de faire part de leurs problèmes et de leurs suggestions.

    Mohamed BENABID

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