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Affaires

OPA de la CDG sur CIH
«Nous avons bien évalué»

Par L'Economiste | Edition N°:2156 Le 23/11/2005 | Partager

. Les méthodes de valorisation pour fixer le prix, discutables. Bakkoury rassure qu’il valorise toutes les perspectives du CIH. Alioua: «Un projet industriel restructurant»«Nous sommes dans une logique de perspectives infiniment plus rassurante que celle dans laquelle évoluait le CIH ces 5 dernières années». Khalid Alioua, PDG du CIH, veut rassurer. Avec Mustapha Bakkoury, directeur général de la CDG, il a présenté hier, 22 novembre, à la Bourse de Casablanca les termes de l’offre publique d’achat introduite par le groupe public sur la banque. Mais surtout, les deux patrons étaient là pour répondre ouvertement aux nombreuses questions que se posent les professionnels du marché et les investisseurs, notamment sur le prix offert, l’opportunité du renforcement de la CDG dans le capital du CIH et l’annonce de l’OPA.Khalid Alioua met en avant, au-delà du prix, les éléments qui constituent les fondements d’arbitrage des actionnaires et des investisseurs sur le titre CIH. Il liste le «bon» déroulement du plan de redressement, la bonne tenue des résultats financiers en 2005, la prochaine augmentation de capital et l’entrée éventuelle des Caisses d’Epargne françaises dans le tour de table. La montée de la CDG dans le capital, l’assainissement du bilan et l’annonce d’une OPA «transparente» sont aussi à mettre dans la balance. Voilà pour le fondamental. Pour le factuel, un analyste financier d’Upline Securities est revenu sur la pertinence des méthodes de valorisation retenues par la CDG pour déterminer le prix du titre CIH, soit 50 DH (voir aussi notre édition du 21 novembre 2005). Notamment la formule des comparables boursiers pour une banque en restructuration, alors qu’une valorisation par les flux aurait été plus adaptée. C’est un débat classique: les méthodes de valorisation étant nombreuses, elles donnent des résultats souvent très disparates. L’essentiel est de choisir des standards de valorisation adaptés au secteur et l’entreprise à évaluer et dont les résultats se rapprochent. L’analyste conteste la non-prise en compte des perspectives de développement du CIH avec l’assainissement du bilan, l’augmentation du capital et l’éventuelle entrée dans le capital des Caisses d’Epargne françaises, qui devraient payer un ticket d’entrée important.Rappelons que le prix du titre retenu pour l’OPA est apprécié au regard de la moyenne de trois évaluations. Il s’agit d’une transaction de référence conclue avec la BCP pour l’achat de 6.721.614 actions CIH au prix unitaire de 55 DH. La méthode des comparables boursiers, appliqués à un échantillon de 5 banques cotées et par référence à des multiples d’actif net, de crédits et de dépôts, qui fait ressortir un prix unitaire de 26,1 DH. Enfin, la moyenne des cours boursiers du CIH sur une période de 12 mois qui valorise le titre à 57,8 DH.Bakkoury a précisé que «toutes les perspectives de développement du CIH sont prises en considération à leur juste valeur dans les 50 DH et les méthodes de valorisation seront détaillées dans la note d’information». Ces méthodes ont été acceptées par le CDVM, qui souligne dans sa décision de recevabilité que «le critère d’égalité de traitement des actionnaires est respecté». Pour convaincre, le directeur général de la CDG revient sur les multiples scénarios qui ont été analysés par ses équipes. «Le groupe aurait pu attendre l’augmentation du capital pour se renforcer dans le tour de table, en achetant à tour de bras des droits préférentiels de souscription», note-t-il. Mais «cela aurait été une distorsion à des mécanismes de marché qui existent et qui fonctionnent bien et que le groupe souhaite faire fonctionner normalement dans la transparence la plus totale», souligne Bakkoury. Il justifie l’opportunité de cette montée dans le CIH et le lancement d’une OPA par un «devoir de responsabilité vis-à-vis du marché financier, des investisseurs et des actionnaires de la banque».Alioua appuie ce raisonnement en précisant que la participation à l’OPA est libre: «Tous les actionnaires ont la possibilité d’apporter ou pas leurs actions à l’offre; l’essentiel est que la CDG s’engage à acquérir tous les titres présentés de manière ferme et irrévocable». Aucun seuil de renonciation à l’offre n’est prévu par le groupe. Autre détail important rappelé par Bakkoury, «le maintien de la cotation du CIH en bourse, un engagement que nous ferons tout ce qui est possible pour tenir». Les actionnaires qui ne se retrouvent pas dans l’opération peuvent garder leurs parts et participer ou pas ultérieurement à l’augmentation de capital. Le président du CIH insiste de son côté sur l’aspect restructurant du projet industriel de la CDG sur la banque. «C’est une démarche volontaire et nous n’avons subi aucune pression de la part des autorités politiques ou monétaires pour nous lancer dans ce projet», ajoute Bakkoury, qui brandit l’argument du devoir d’un actionnaire de soutenir ses participations lorsque de bonnes opportunités se présentent. Surtout que le groupe financier compte profiter pleinement des synergies de ses activités non financières, dans le tourisme ou la promotion immobilière, avec celles du CIH. B.E.Y.

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