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Onusida: L’épidémie du sida marque le pas

Par L'Economiste | Edition N°:2656 Le 21/11/2007 | Partager

. Chiffres 2006 revus à la baisse . 33,2 millions de personnes vivent avec le virusL’épidémie de sida marque le pas à la surface du globe mais la maladie continue à tuer plus de 5.700 personnes chaque jour, a annoncé mardi 20 novembre l’Onusida, qui a revu en forte baisse ses chiffres de l’an dernier à la suite d’un changement dans ses méthodes de calcul. Le virus du sida a encore infecté 2,5 millions de personnes dans le monde cette année, selon le rapport annuel du Programme commun des Nations unies sur le VIH/sida. Environ 33,2 millions de personnes vivent désormais avec le virus. Mais, à la suite d’une révision statistique, l’organisme onusien a réduit de près de sept millions le nombre de séropositifs qu’il avait fourni l’an dernier: il estime que 32,7 millions de personnes vivaient avec le virus en 2006, alors que le précédent rapport avançait le chiffre de 39,5 millions de personnes.L’Onusida a expliqué ce changement par une révision des chiffres. Les changements sur l’Inde et cinq pays d’Afrique (Angola, Kenya, Mozambique, Nigeria, Zimbabwe) ont plus particulièrement pesé sur les nouvelles estimations.L’organisme onusien s’est malgré tout félicité de l’amélioration de ses méthodes de calcul. «Ces chiffres permettent de mieux comprendre l’épidémie mondiale», a-t-il souligné. Pas question donc de baisser la garde: «les nouvelles estimations ne changent rien à la nécessité d’une action immédiate et de financements accrus afin d’avancer vers un accès universel à la prévention, au traitement et aux soins», selon l’Onusida. L’organisme onusien refuse la comparaison avec les chiffres qu’il avait fournis l’an dernier. Elle révèle pourtant un fort recul dans le nombre de nouvelles contaminations (2,5 millions en 2007 contre 4,3 millions en 2006) et des décès (2,1 millions contre 2,9 millions). Les nouvelles contaminations ont atteint un sommet à la fin des années 1990 à plus de 3 millions. Une comparaison avec les chiffres de 2001 met en évidence une stabilisation de l’épidémie: il y a six ans, le monde comptait 3,2 millions de nouvelles contaminations et 29 millions de séropositifs ainsi que 1,7 million de décès. Surtout, la «prévalence», c’est-à-dire le pourcentage de la population adulte mondiale (15 à 49 ans) touchée par la maladie, est restée à 0,8% depuis cette date.«Nous commençons sans aucun doute à percevoir un retour sur investissement (dans la prévention du sida)», s’est félicité dans un communiqué le directeur exécutif de l’Onusida, Peter Piot. «Les nouvelles contaminations et les décès sont en recul et la prévalence du VIH se stabilise», a-t-il observé. «Mais avec plus de 6.800 nouvelles contaminations et plus de 5.700 décès chaque jour, nous devons accroître nos efforts pour réduire de façon importante l’impact du sida dans le monde», a-t-il plaidé. La généralisation des médicaments antirétroviraux a permis de faire reculer le nombre de décès depuis deux ans. Mais en Afrique, où la plupart des malades ne reçoivent pas ces traitements, le sida reste la première cause de décès. L’Afrique subsaharienne concentre les deux tiers des nouvelles contaminations, même si leur nombre a diminué à 1,7 million cette année contre 2,2 millions en 2001. La prévalence est revenue à 5% de la population adulte, contre 5,8% il y a 6 ans, avec de fortes variations d’un pays à l’autre: au Swaziland, 33,4% des adultes étaient séropositifs en 2005. L’Afrique australe concentre à elle seule le tiers des nouvelles infections et des décès enregistrés chaque année dans le monde. En Afrique aussi, l’Onusida décèle des signes d’espoir quant à l’efficacité des campagnes de prévention, comme le fait que les comportements sexuels à risque semblent reculer chez les jeunes dans plusieurs pays (Botswana, Cameroun, Tchad, Kenya, Malawi, Togo, Zambie, Zimbabwe). La prévalence du virus chez les jeunes femmes enceintes a aussi reculé dans 11 des 15 pays du monde les plus touchés. Mauvais point en revanche pour la région Europe de l’Est-Asie centrale, où le nombre de séropositifs a augmenté de 150% entre 2001 et 2007 avec une prévalence de 0,9% désormais contre 0,3% en Europe occidentale et centrale.Synthèse L’Economiste

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