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Affaires

Onep: 26,4 milliards de DH à investir!

Par L'Economiste | Edition N°:3318 Le 13/07/2010 | Partager

. Des projets d’alimentation en eau potable dans les villes et le rural. L’assainissement au cœur des prioritésL’extension du périmètre d’intervention de l’Onep à l’assainissement liquide, suite à l’amendement en 2000 du dahir portant sa création, «a du sens». Mais pour la directrice pôle finances de l’Office, Nawal Khalifa, qui se frotte les mains, le succès et la rentabilité financière de cet établissement public sont «le fruit de la stratégie gouvernementale en matière de distribution d’eau potable». Une stratégie basée sur une péréquation qui a permis, non seulement de créer des équilibres entre la distribution et la production, mais aussi entre milieux urbain et rural. A fin 2009, les résultats et les performances affichés par l’Onep sont éloquents. Le bénéfice net s’est élevé à plus de 123,6 millions de DH et «la quasi-totalité des objectifs sont atteints». Ce qui, pour le management de l’Office, dénote une bonne santé financière et consolide la confiance des bailleurs de fonds. D’ailleurs, même si l’assainissement dans le milieu rural est réputé peu rentable, cela n’a pas découragé les partenaires financiers de l’Onep. Pour le financement du développement de ses trois métiers (accès à l’eau potable en milieux urbain, rural et l’assainissement) sur les cinq prochaines années, l’Office a déjà bouclé le budget d’investissement qui s’élève à 26,4 milliards de DH.Le volet assainissement où le Maroc était très en retard reprend du poil de la bête. A la fin des années 90, le taux d’épuration, c’est-à-dire la quantité d’eaux usées traitées ne dépassait pas les 6% à l’échelle nationale. D’ailleurs, le Plan national d’assainissement liquide (PNA) mis en place en 2001 répond de cette volonté de résorber ce gap. A ce jour, 35 stations d’épuration sont en fonction à travers le pays dont celle de Nador, la plus moderne, qui a nécessité 800 millions de DH d’investissement. De même, depuis près d’une décennie, en moyenne 700 à 800 millions de DH sont investis chaque année dans ce secteur. En investissement réel, l’assainissement a englouti 3,5 milliards de DH à fin 2009 sur un montant d’engagement de 5,2 milliards. L’Onep prévoit un investissement supplémentaire de 6,8 milliards de DH sur les cinq prochaines années.Pour la généralisation de l’eau potable dans le milieu rural, l’Onep a engagé sur cette même période 10,3 milliards de DH dont 7,7 déjà réalisés. En investissement supplémentaire, il prévoit une enveloppe de 6 milliards de DH. Quant à l’alimentation en eau potable en milieu urbain, l’investissement prévu se monte à 13,6 milliards de DH. A noter que le taux de couverture nationale «pérenne et stratégique» en matière d’eau potable atteint aujourd’hui 96%, sachant que le dernier recensement de la population en 2004 donne une répartition de 48% en milieu rural contre 52%. C’est comparable avec le programme d’électrification rurale (PERG). A ce jour, le taux d’accès à l’eau potable en milieu urbain est de 100%. Un bond en avant que l’Onep situe à la fin des années 90, avec la généralisation du programme dédié. A fin 2001, ce taux était de 48% dans le milieu rural. Il va presque doubler en dix ans pour atteindre 89%. Selon les prévisions de l’Office, il sera de 91% à la fin de l’année. Un milieu rural où les habitudes de consommation d’eau sont à leur tour en train de «s’urbaniser». De plus en plus de demandes en branchement individuel sont, en effet, enregistrées. Ce qui ouvre un nouveau marché à l’Onep dans le milieu rural où seulement 14% avaient accès à l’eau potable en 1994.


Bénéfice

Le maintien du trend bénéficiaire de l’Onep depuis quelques années permet au management de poursuivre son programme d’investissement. Un programme financé par plusieurs bailleurs dont des banques marocaines. L’emprunt de l’Office, en 2005, auprès de celles-ci s’élève à 5 milliards de DH sur des périodes atteignant 25 ans. «Ce qui était impensable il y a seulement quelques années», relève Nawal Khalifa. En tout cas, en plus de permettre à l’Office de créer des équilibres entre les différents paramètres d’intervention, la solidarité nationale autour de l’eau s’est révélée être un projet bancable. Pour l’année en cours, le budget d’investissement prévoit la réalisation d’un programme consolidé de plus de 4,6 milliards de DH (cf. L’Economiste du 12 juillet 2010).Bachir THIAM

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