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Affaires

ONDA: Gros soupçons et petits détournements

Par L'Economiste | Edition N°:991 Le 06/04/2001 | Partager

. L'IGF a lancé une investigation mais n'a pas trouvé grand-choseDifficile de faire des enquêtes à l'ONDA (Office National de Développement des Aéroports): il manque des documents. C'est ce que note l'IGF, intervenue en l'an 2000, suite à une étrange affaire d'avions non déclarés, vieille de trois ans. En 1997, en effet, un employé de l'ONDA est suspendu suite à la découverte d'arrivées non déclarées d'avion. Apparemment, l'employé aurait encaissé l'argent des taxes, c'est ce qu'avait dit une enquête interne. A l'évidence, l'IGF a eu vent de la réputation sulfureuse de la gestion de l'Office, car elle délègue une autre enquête en l'an 2000, alors que M. El Biaz était toujours directeur général de l'ONDA. Cette enquête découvre deux choses. D'abord, il y a un montant détourné très supérieur à ce qu'avait trouvé l'enquête interne. Le montant est de 1,3 million de DH (1), pas de quoi en faire un scandale. Ensuite, et c'est là le plus grave, les inspecteurs de l'IGF n'arrivent pas à obtenir tous les documents comptables que devait conserver l'ONDA. Partant de là, les investigations sont particulièrement difficiles. D'ailleurs, l'IGF a saisi le 13 février dernier les Départements concernés, Finances et Transports, qui devront décider de la suite à donner, aller ou non devant la Justice, la Cour spéciale en l'occurrence puisqu'il s'agit de fonds publics. En ce qui la concerne, l'IGF a recommandé de remettre le dossier à la Justice.La somme découverte par l'IGF a laissé septiques les inspecteurs. Le montant concerne les redevances aéronautiques pour les vols privés au niveau de l'aéroport de Casa-Anfa et de celui de Tit Mellil, deux petits aéroports utilisés notamment pour les vols privés. C'est le niveau des sommes disparues qui étonne le plus. Les enquêteurs n'ont pas manqué de souligner qu'ils “émettaient des réserves sur la régularité des versements des sommes dues au titre des redevances aéronautiques pour les vols privés”. Il leur manque les documents pour fonder leur appréciation. A un niveau supérieur, on fait remarquer que “le montant arrêté par l'IGF n'est qu'un indicateur du préjudice subi par l'ONDA, puisque les documents sont inexistants». Une source proche du dossier indique que «les sommes détournées peuvent être supérieures”.Ce dossier vient s'ajouter aux différents scandales financiers qui ont rythmé l'actualité ces derniers mois.Cette affaire met en exergue la faiblesse du système de contrôle au niveau de l'Office. Ce système n'est pas fiable, selon les enquêteurs. Depuis les contrôles et les investigations, il a été revu. Concrètement, avant d'être encaissées par la Division de la facturation, les redevances transitaient par deux responsables de l'aéroport.Pour l'heure, le dossier n'a pas encore été transmis à la Justice et ce, en dépit des recommandations de l'IGF. Contacté par L'Economiste, le Département des Transports indique “que le dossier a été transmis au nouveau directeur de l'ONDA(2), M. Amal Guedira, en vue d'apporter des éléments de réponse. En cas de confirmation du préjudice, le dossier sera remis au procureur”. Khadija MASMOUDI(1 ) Le montant exact est de 1.330.438.84 DH. (2) Contacté à maintes reprises par L'Economiste, M. Amal Guedira, le nouveau directeur général de l'ONDA, est demeuré injoignable.

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