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    ONCF: Les méthodes de révision des tarifs

    Par L'Economiste | Edition N°:9 Le 29/12/1991 | Partager

    Dans le cadre de l'assainissement du secteur public, l'ONCF envisage la revalorisation de ses tarifs. Cette action fait aussi partie des moyens qui seront mis en oeuvre afin d'assurer à l'ONCF les 600 millions de DH nécessaires à ses investissements productifs.


    LE Public Enterprises Rationalisation Loan (PERL) vise l'assainissement du secteur public. Dix entreprises seront sous contrat de programme.
    Certaines le sont déjà. Parmi elles figure l'Office National des Chemins de Fer.
    L'objectif d'instaurer la vérité des prix, soulève tout le problème de la tarification dans le secteur public.
    Le principal problème que doit résoudre l'ONCF est de trouver les moyens nécessaires au financement de ses investissements. Si l'ONCF ne reçoit pas de subventions de fonctionnement depuis 1963, il n'en est pas de même pour les investissements. Jusqu'en 1986, l'ONCF recevait en moyenne une subvention de 800 millions de DH, mais dans le cadre du PERL, l'Office a vu cette subvention stagner au niveau de 200 millions de DH par an. La question qui se pose alors est de trouver 600 millions de DH. Pour trouver une somme pareille l'ONCF ne peut que recourir à la revalorisation des tarifs et l'égalité de traitement entre les chemins de fer et le transport routier.
    Toute manipulation des tarifs reste difficile à mettre en oeuvre vu la concurrence très vive qui existe entre les transporteurs routiers et l'ONCF. Manipuler cette variable peut avoir des conséquences néfastes sur le trafic de l'ONCF aussi bien au niveau des voyageurs, que des marchandises.

    12 millions de voyageurs et 29 millions de tonnes
    de marchandises transportés en 1990


    Ayant le monopole du transport ferrovière au Maroc, l'ONCF aura, au cours de l'année 1990, assuré le trafic de 12 millions de voyageurs et de près de 29 millions de tonnes de marchandises à travers le Royaume. Le trafic des voyageurs est assuré par trois types de trains: les trains ordinaires, les trains «nobles» assurant le trafic sur de longues distances, et les trains navettes rapides. A ce niveau, l'ONCF pratique deux types de tarifs: les uns dit généraux, les autres dit spéciaux qui prennent en compte des considérations sociales, techniques, commerciales et de «servitude» du service public. Le principe de la tarification voyageurs repose sur le principe du recouvrement d'une perception minimale en fonction de la distance, avec un pallier. Ce minimum est de 14 DH pour la première classe, 10 DH pour la 2ème classe et 6 DH pour la classe économique.

    Au niveau du transport des marchandises, l'ONCF agit de concert avec le client pour le montage d'un acheminement adéquat qui doit correspondre à des moyens de chargement et de manutention en vue de diminuer les coûts. L'ONCF participe ainsi au montage d'un «système» de transport permettant d'améliorer le rapport qualité prix. L'ONCF offre pour les clients voulant acheminer leurs marchandises par voie ferrée plusieurs formules:
    -la première est celle dite des trains complets destinés aux clients ayant à transporter de gros tonnages;
    -la deuxième concerne le développement de la technique de l'embranchement particulier;
    -la troisième réside dans le transport combiné qui permet à certains clients, ne disposant pas de l'embranchement particulier, d'utiliser gratuitement des transcon-teneurs pour stocker leurs marchandises.
    L'ONCF offre une diversité de wagons pour le transport des marchandises. Chaque wagon devant répondre aux spécificités de la marchandise à transporter. Ainsi existent les wagons plats, les wagons couverts, les wagons tombereaux, les wagons trémies et les wagons citernes.
    La tarification des marchandises est évaluée en fonction de la valeur de la marchandise avec un droit fixe par tonne de 11,92 DH hors taxes.

    Adil LAZRAK.

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