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Affaires

ONA: Les filières «fragiles» reprennent

Par L'Economiste | Edition N°:2496 Le 30/03/2007 | Partager

. Redressement réussi pour les mines. Trop tôt pour juger les relais de croissanceLes fruits du plan stratégique à horizon 2010 du groupe ONA commencent à se faire sentir dans l’ensemble de ses domaines d’activités stratégiques. Les filiales «fragiles» renouent progressivement avec les performances positives alors que les métiers à fort potentiel renforcent leur contribution aux réalisations globales du groupe. Reste les relais de croissance où il est trop tôt d’évaluer la rentabilité puisque la phase d’investissement n’est pas encore bouclée. «L’objectif étant d’atteindre d’ici 2010 un chiffre d’affaires supérieur à 40 milliards de DH et un résultat net part de groupe de plus de 2 milliards de DH», affirme Saâd Bendidi, PDG de l’ONA, lors de la présentation des résultats du groupe le 29 mars. ONA semble être sur la bonne voie pour atteindre ces performances. Le chiffre d’affaires du groupe a progressé de 9,7% par rapport à 2005 pour atteindre 28,9 milliards de DH. Le résultat d’exploitation (hors filiales mises en équivalence) a bondi de 25% à 1,8 milliard de DH. Les mises en équivalence à elles seules totalisent 936 millions de DH (+23%). Ces réalisations ont débouché sur un résultat net part du groupe supérieur à 1 milliard de DH (+36%). Dans le détail, la contribution des mines au chiffre d’affaires du groupe a progressé de 39,2% pour atteindre 2,2 milliards de DH. Cette performance est le fruit du redressement des couvertures relatives aux métaux non-ferreux. Celles des métaux précieux se sont certes améliorées, mais restent tout de même perfectibles. Cette politique a permis à Managem, le holding minier du groupe, de profiter des hausses des cours mondiaux de sa production minérale. En termes de progression, la distribution arrive en deuxième position. Sa contribution au chiffre d’affaires global a augmenté de 20% pour s’établir à 12,7 milliards de DH. Une hausse qui trouve son origine dans les nouvelles ouvertures réalisées en 2006: un nouvel hypermarché Marjane et trois supermarchés Acima. Ce qui porte le réseau des deux holdings à 13 et 22 magasins respectivement. Sans oublier le bon comportement des activités d’Optorg en Afrique subsaharienne. Bien que l’agroalimentaire accapare la part du lion du chiffre d’affaires global (13,6 milliards de DH), sa contribution n’a progressé que de 0,5%. Les dirigeants de l’ONA expliquent cette tendance par le renchérissement du prix des intrants aussi bien énergétiques (fioul) que matières premières (huiles brutes, poudre de lait...). Il n’empêche: Cosumar a profité de la hausse du prix du sucre intervenue en fin de l’année dernière. La part restante du chiffre d’affaires se répartit entre les activités financières (109 millions de DH), les relais de croissance (210 millions) et les holdings et autres (45 millions). Pour ce qui est du résultat d’exploitation (hors mises en équivalence), la contribution la plus significative demeure celle des filiales agroalimentaires. Elle a progressé de 6,7% à 1,05 milliard de DH. Mais les mines ont réalisé un bond spectaculaire passant d’un résultat d’exploitation négatif (-66 millions de DH) à une contribution positive de 310 millions de DH. Les bienfaits de la restructuration des couvertures se traduisent principalement dans cet indicateur. En revanche, les dépenses d’investissement dans les relais de croissance pèsent toujours aussi lourdement sur le résultat d’exploitation. Cet agrégat supporte un déficit de 224 millions de DH occasionné principalement par les investissements consentis pour le lancement de Wana. Le poids des activités financières, dont principalement Attijariwafa bank (filiale mise en équivalence du groupe ONA), n’est réellement visible qu’au niveau du résultat net part de groupe. Ce domaine d’activité stratégique a contribué à hauteur de 798 millions de DH. A compter de l’année prochaine, Axa Assurance Maroc ne fera plus partie des filiales mises en équivalence, puisque le groupe s’est désengagé de son capital (cf. www.leconomiste.com). Cela privera le groupe d’une contribution mise en équivalence de 335 millions de DH. Le management de l’ONA semble serein par rapport à ce retrait. «Ce retrait fait partie de nos orientations stratégiques. Il est parfaitement intégré dans notre planification financière», indique Bendidi.. L’effet WanaLes filiales de la distribution arrivent en deuxième position avec 292 millions de DH injectés dans le RNPG du groupe (65 millions de plus qu’en 2005). En revanche, les bénéfices drainés par les filiales agroalimentaires a baissé de 7 millions de DH pour s’établir à 199 millions de DH. De même pour les mines dont les bénéfices versés au groupe sont passés de 142 à 32 millions de DH sur un an. Cette baisse fait suite à la plus value non-récurrente réalisée l’année dernière sur la cession de Semafo. A noter que les relais de croissance font supporter au groupe un déficit de 128 millions de DH. Alors que le résultat net négatif des holdings et autres s’établit à 456 millions de DH. Ces fluctuations donnent lieu à une structure financière en nette amélioration. En effet, les capitaux propres du groupe ont progressé de quasiment un milliard de DH atteignant 15 milliards de DH. En parallèle, l’endettement net s’établit à 6,39 milliards, 360 millions de DH de plus qu’en 2005, notamment sous le poids des crédits contractés pour le démarrage de Wana. Par ailleurs, les investissements du holding se chiffrent à 190 millions de DH. Il a distribué des dividendes qui se chiffrent à 437 millions de DH. Les dividendes perçus ressortent à 940 millions de DH, soit 170 millions de DH de moins qu’en 2005. En dépit de ces annonces satisfaisantes, le titre ONA a perdu, hier 29 mars, 0,6% à 1.660 DH dans un volume de 80 millions de DH. Nouaim SQALLI

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