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ONA: L’immobilier revient en force

Par L'Economiste | Edition N°:2624 Le 04/10/2007 | Partager

. Wana: L’équilibre financier pour 2010. Deux chantiers stratégiques bouclésLes premiers fruits des «relais de croissance» du groupe ONA sont déjà palpables. Mais beaucoup d’investissements sont encore à consentir pour l’émancipation de ses filiales, dédiées à l’immobilier, l’énergie et aux Telecoms. Le premier semestre 2007 marque un retour en force de l’immobilier dans le portefeuille d’activité. Le chiffre d’affaires d’Onapar est passé de 84 à 254 millions de DH sur un an et son résultat net a doublé pour s’établir à 88 millions de DH. Ces performances découlent en partie du démarrage des ventes dans le projet Amelkis II à Marrakech. De plus, 60% des travaux d’Amelkis III ont été bouclés à fin juin dernier. Onapar ne compte pas s’arrêter là. Elle prépare le développement du projet Bahia situé entre Casablanca et Rabat. En outre, les études sont déjà lancées pour trois lots de villas à Marrakech (Medina 1,2 et 3 dont les travaux ont déjà démarré). Quant à Wana, le financement bancaire syndiqué (3 milliards de DH) est bouclé. Mais les deux actionnaires ONA et SNI doivent encore libérer 2,5 des 3,5 milliards de DH de participation au capital sur laquelle ils se sont engagés. En attendant, le chiffre d’affaires de l’opérateur est passé de 49 à 224 millions de DH en un semestre. Mais son résultat net se chiffre à moins de 449 millions de DH sous le poids des investissements de départ. «Wana atteindra son équilibre financier d’ici 2010», assure Saâd Bendidi, PDG de l’ONA Rien n’arrête le déploiement de la démarche stratégique du groupe. L’ONA a bouclé deux chantiers majeurs pour consolider sa position de «groupe industriel multipolaire qui détient des parts majoritaires dans ses filiales et contrôle leur gestion». Il s’est d’une part débarrassé de sa participation minoritaire dans le capital d’Axa Assurance Maroc (49%). L’opération initiée l’année dernière et bouclée en mars 2007 a donné lieu à une plus-value de cession de 678 millions de DH. Ce qui a porté le résultat net de ONA SA de moins170 millions de DH à fin juin 2006 à plus 360 millions de DH au terme du semestre dernier. D’autre part, le divorce entre les groupes ONA et Auchan dans l’affaire Marjane et Acima est bel et bien consommé. Il aura finalement coûté 3,27 milliards de DH à la partie marocaine pour racheter les parts de son ex-partenaire (cf. www.leconomiste.com). «Certes Auchan n’est plus actionnaire de Marjane et Acima. Mais le groupe contribue encore à la gestion des deux enseignes. Il nous appartient de poursuivre ce partenariat ou d’y mettre fin en fonction de nos intérêts communs», indique Bendidi. Il donne ainsi un signal fort à ses partenaires français: l’ONA est prête à voler de ses propres ailes pour développer son activité grande distribution. Le bouclage de ce chantier n’a impacté en rien le développement du business des grandes et moyennes surfaces. A fin juin dernier, les Marjane affichent un chiffre d’affaires de 2,66 milliards de DH(+12%) et un résultat net de 33 millions. Quant aux Acima, ils ont clôturé le semestre dernier avec un chiffre d’affaires de780 millions de DH et un résultat net négatif de 14 millions de DH. Le talon d’Achille du pôle distribution demeure le concessionnaire Sopriam. Le groupe a perdu 4,8 points de parts de marché en raison de son offre non adaptée au marché local et sa fragilité face à la concurrence. Mais son chiffre d’affaires est resté stable (1,2 milliard de DH). En revanche, le résultat net a baissé de 12% à 43 millions de DH.. Activités traditionnellesPar ailleurs, la consolidation des activités traditionnelles de l’ONA est menée dans des contextes mitigés. Dans l’activité mines, le groupe profite d’une conjoncture propice. Cobalt, nickel, or et autres métaux ont vu leur cours atteindre des niveaux records. A cela s’ajoutent l’optimisation continue des couvertures et la dynamisation de l’exploration au Maroc et à l’étranger. Cela se traduit par une hausse de 11% du chiffre d’affaires de Managem à 1,17 milliard de DH et un doublement du résultat net qui atteint 184 millions de DH. En revanche, les filiales agroalimentaires subissent de plein fouet la hausse des cours mondiaux des matières premières. En un semestre, le prix de la poudre de lait a plus que doublé (+130%) alors que celui de l’huile brute de Soja a augmenté de 80%. Comment cela va-t-il se répercuter sur le prix de vente au public des produits de base? «Les activités qui s’appuient sur un amont agricole, en l’occurrence le lait et le sucre, peuvent faire jouer les économies d’échelle pour maintenir la stabilité des prix. Pour ce qui est de Lesieur Cristal, les matières premières sont intégralement importées. Nous serons donc obligés de répercuter la hausse des cours mondiaux sur le prix public de l’huile. Cette augmentation se fera en deux temps», explique Bendidi. En dépit de cette conjoncture difficile, Cosumar est arrivé à tirer son épingle du jeu. Le groupe est le premier contributeur au chiffre d’affaires (2,7 milliards de DH en hausse de 12%) et au résultat d’exploitation (365 millions de DH en hausse de 18%) de sa société mère. Son résultat net a doublé pour atteindre 105 millions de DH. «Ce n’est pas une surprise. C’est une résultante logique de la mise à niveau des quatre sucreries étatiques rachetées en 2006», note le patron de l’ONA. De même pour Centrale Laitière dont le chiffre d’affaires a progressé de 9,5% à 1,9 milliard de DH. Son résultat net ressort à 101 millions de DH, soit 14 millions de plus qu’en juin 2006. En revanche, tous les indicateurs de Lesieur Cristal sont en forte baisse. Son chiffre d’affaires a perdu 107 millions de DH à 1,6 milliard et son résultat net est passé de 18 millions à 1 million de DH sur un an.


Financement: 4 milliards de DH d’emprunt obligataire

Désormais, l’immobilier représente un des axes majeurs de développement interne de l’ONA. Le groupe table sur «des projets de grande taille et à forte rentabilité», mais sans donner de détail. Par ailleurs, il prépare le lancement, en 2008, de l’offre 3G de Wana qui donnera accès à une mobilité complète. Attijariwafa bank concentre tous les efforts de croissance externe de sa société mère. L’objectif étant de consolider les positions de la banque à l’international. Pour financer tous ces projets, le groupe est encore autorisé par son assemblée générale à émettre 2,5 milliards de DH d’emprunts obligataires. Le management compte demander une rallonge de 1,5 milliard de DH. «Nous disposerons d’un volant de financement de 4 milliards de DH», précise Bendidi. Nouaim SQALLI

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