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Affaires

Omra 2008: Cafouillage à l’aéroport

Par L'Economiste | Edition N°:2853 Le 04/09/2008 | Partager

. Des centaines de pèlerins pris en otages au terminal 1 . Désorganisation, surbooking et mécontentementDepuis le 24 août dernier, le terminal 1 de l’aéroport Mohammed V ne désemplit pas. Des files de passagers s’entassent devant les guichets pour l’enregistrement de leurs billets. D’autres dorment à même le sol sur leurs affaires ou arpentent l’aéroport en attendant leur embarquement. De temps à autre, une dispute éclate ça et là, signe du malaise ambiant. Raison de ce rush: la très prisée Omra de Ramadan. Cette année, l’opération, qui doit se dérouler jusqu’au 17 septembre, semble connaître un certain cafouillage. Les employés de l’aéroport et ceux de la RAM, pris de court, sont dépassés par des affluences qui ne cessent d’augmenter. En témoignent les longues files d’attente, le mécontentement visible des pèlerins, la désorganisation dans les enregistrements de billets et les cas de surbooking. «Cette année, la Omra a coïncidé avec les départs de fin de vacances. Les vols pour d’autres destinations sont traités au sein du même terminal d’où les entassements massifs devant les guichets», explique un opérateur de l’ONDA. Livrés à eux-mêmes, les pèlerins, couchés à même le sol ou sur les bancs d’attente, squattent les locaux de l’aéroport. «Cela fera bientôt 10 heures que nous patientons, en vain! C’est un chaos total! Tout le monde se rue en même temps sur les guichets et les autorités aéroportuaires n’interviennent même plus pour coordonner», affirme un pèlerin qui attend depuis la veille pour embarquer vers Jeddah. «Les pèlerins doivent se présenter à l’aéroport 6 heures avant le vol. Entre 240 et 400 passagers peuvent embarquer en même temps sur un seul vol, c’est pourquoi il faut un minimum de 4 à 6 heures pour achever les procédures d’enregistrement», indique-t-on auprès de la RAM. Des cas de surbooking viennent également compléter ce triste tableau. A la RAM, on dément l’existence d’éventuelles surréservations. Pour la compagnie, chaque pèlerin se doit d’être «préenregistré selon un numéro et une date précise», autrement, il sera obligé de «se présenter à plusieurs reprises pour obtenir la carte d’embarquement selon les disponibilités des places sur les vols». Toutefois, force est de constater que malgré le respect de ces procédures, certains passagers peinent toujours à trouver des places disponibles. «C’est la deuxième fois que je reviens à l’aéroport et que je patiente pendant des heures avant d’apprendre que le vol est complet et que je dois encore réessayer le lendemain», martèle un candidat à la Omra, visiblement à bout. Pourtant, l’ONDA et la RAM viennent d’affirmer récemment qu’ils mettaient en place de nouvelles mesures pour faciliter le déroulement de la phase «aller» de l’opération Omra. Parmi elles: le renforcement des équipes d’exploitation afin de faciliter les modalités d’enregistrement et d’embarquement des pèlerins et l’amélioration des capacités pour une meilleure fluidité. Mohamed MOUNADI

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