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Economie Internationale

OMC: L'Union Européenne et les Etats-Unis campent sur leurs positions

Par L'Economiste | Edition N°:653 Le 06/12/1999 | Partager

· Les Etats-Unis laissent entendre un accord avec l'UE pour obtenir la suppression des droits de douane sur de nombreux produits qu'ils exportent

· Ils défendent toujours l'introduction de normes sociales minimales dans les négociations commerciales


Non aux subventions agricoles et plus de facilités d'accès aux marchés des pays développés. Telles sont les principales requêtes exprimées par M. Alami Tazi, ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat et président de la délégation marocaine à Seattle. Cette déclaration devant la session plénière de la troisième conférence interministérielle de l'OMC n'est pas passée inaperçue. En tout cas, le Président américain a déclaré le même jour, mercredi 1er décembre, que les Etats-Unis sont d'accord avec l'initiative de l'Union Européenne en faveur des pays pauvres. Pour l'instant, cette initiative n'est pas encore exposée et, à l'heure où nous mettions sous presse, aucun accord écrit n'a été rédigé. A rappeler que les pays favorables à cette initiative sont le Canada, le Japon, l'UE et les Etats Unis.

Cette opération de charme menée par ces pays viserait vraisemblablement à colmater les brèches d'une dissonance allant grandissante entre les 135 pays participant à ce sommet. Selon l'AFP, les Etats-Unis ont laissé entendre un accord avec l'UE pour réduire à zéro les droits de douane sur la plupart des produits qu'ils exportent à quelques exceptions près (textiles, certains produits agricoles). Quant aux normes sociales, autre grand point de discorde entre les PVD et les Occidentaux, les Etats-Unis se sont prononcés en faveur des sanctions contre les pays qui ne respectent pas les normes sociales minimales. Les PVD, dont l'Inde notamment, estiment qu'il n'y a aucun lien entre le commerce et les normes sociales. "Cette question est du ressort de l'Organisation Internationale de Travail", assure à L'Economiste un diplomate marocain participant à la Conférence de Seattle.
En revanche, l'agriculture n'aura toujours pas connu d'issue entre l'UE et les Etats-Unis et ce, à un jour de la fin des négociations à Seattle prévue le 3 décembre.

"Plusieurs heures de négociations au sein du groupe de travail sur l'agriculture n'ont pas apporté de progrès significatifs", a indiqué à la fin de la deuxième journée M. Keith Rockwell, porte-parole de l'Organisation Mondiale de Commerce.
Dans cet épineux dossier, les deux principaux rivaux (l'UE et les Etats-Unis) se livrent à un jeu d'alliance afin de faire prévaloir leur position. Ainsi, si Washington est assurée du soutien des 18 exportateurs agricoles du Groupe de Cairns pour mettre fin aux subventions, la Commission Européenne a pu d'ores et déjà bénéficier du soutien de plusieurs pays sur la teneur d'un document qu'ils viennent de préparer. Sous forme d'un projet de déclaration finale comportant quelques ouvertures, notamment sur l'Agriculture, ce document a reçu en effet le soutien du Japon, de la Corée, des pays candidats à l'Union Européenne ainsi que la Turquie et la Suisse, alors qu'il n'a pas encore été approuvé par le Conseil des Quinze, ce document suscite déjà des réserves de la part de la France. Le président du principal syndicat agricole français, M. Luc Guyau, n'a d'ailleurs pas mâché ses mots pour dénoncer "l'écartement dangereux du mandat européen". La France, qui demeure le pays le plus enclin à subventionner ses produits agricoles et à défendre son "exception culturelle", est monté au créneau. Elle a demandé et obtenu, le mercredi 1er décembre, au Français Pascal Lamy, commissaire européen, l'assurance que l'Union Européenne ne fera pas d'offres sur la libéralisation dans le secteur audiovisuel. La ministre française de la Culture, Mme Catherine Trautman, est d'ailleurs intervenue lors du Conseil des Affaires Générales de l'Union Européenne à Seattle pour clarifier un passage du projet de déclaration finale de l'OMC. Il s'agissait du texte consacré aux services stipulant "qu'aucun secteur ou mode de diffusion ne devrait être exclu a priori...".

Hassan BOUCHACHIA

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