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Economie

OMC: La réunion de la dernière chance

Par L'Economiste | Edition N°:2230 Le 09/03/2006 | Partager

. Six grands acteurs à Londres pour débloquer les négociations. Le Maroc avait déjà soumis ses offresSIX grands acteurs de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) se retrouvent à partir de vendredi 10 mars à Londres avec Pascal Lamy, DG de l’Organisation, pour tenter de trouver un terrain d’entente sur la libéralisation des échanges, à moins de deux mois d’une échéance cruciale pour le sort du cycle de Doha.Une entente entre les représentants de l’Australie, du Brésil, des Etats-Unis, de l’Inde, du Japon et de l’UE, dont les responsables du commerce extérieur ont rendez-vous dans la capitale britannique, apparaît comme un préalable indispensable à tout accord entre les 149 pays membres de l’OMC. Mais à moins d’un miracle, cette réunion ne devrait pas faire avancer grandement la négociation, qui piétine depuis le lancement du cycle de Doha fin 2001 dans la capitale du Qatar. Les pays en développement demandent dans le domaine agricole une baisse des subventions et des droits de douane des pays riches, alors que ces derniers réclament la réciproque dans le domaine des produits industriels et des services. Toute la question est de savoir qui bougera le premier.Pour rappel, le Maroc avait en décembre 2005 négocié sa position dans le cadre du groupe des 90 des pays dits en voie de développement. Et cela dans un contexte où, les intérêts des «extrêmistes» confrontés à ceux de l’UE et des USA, grands «subventionneurs» de leur agriculture (sucre, banane, coton…), mettent des petits pays comme le Maroc entre le marteau et l’enclume. Autre piège: le Royaume n’est pas considéré parmi les pays les plus pauvres et donc ne bénéficie pas de mesures encourageantes. Et autre élément délicat: le Maroc est exportateur net sur certains produits et importateur sur d’autres. Le Royaume a par ailleurs soutenu le renforcement des échanges agricoles «par l’amélioration de l’ensemble des conditions d’accès aux marchés, le retrait de toutes les formes de subvention à l’exportation au terme d’une période ne dépassant pas 5 ans et la mise en place d’un système de soutien interne réduisant effectivement et substantiellement les effets de distorsion au commerce» . Au lieu de cinq années, les 150 membres se sont mis d’accord sur 8 ans.Sur le registre de l’accès aux marchés des produits non agricoles, le Maroc est favorable à l’utilisation d’une approche de «réduction tarifaire basée sur une formule non linéaire, permettant la distinction entre membres développés et membres en développement». Côté commerce des services, le Royaume a défendu l’amélioration de l’accès aux marchés pour les secteurs et modes de fourniture de services revêtant un intérêt pour les pays en développement, «en particulier, le mouvement des personnes physiques dans les secteurs des services d’ingénierie, de construction et du tourisme». Pour en revenir aux discussions, fin février, le commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson, a affirmé que Bruxelles et Washington étaient prêts à améliorer leurs offres agricoles si les autres pays faisaient des concessions sur les produits industriels et les services. Les positions sont encore très éloignées: les Etats-Unis réclament ainsi des baisses de 90% pour les tarifs agricoles les plus élevés, alors que l’UE ne veut pas aller au-delà de 60%.Le «G6» ne s’est pas réuni depuis la conférence de Hong Kong qui, en décembre dernier, a convenu d’éliminer les subventions aux exportations agricoles au plus tard en 2013. Mais la délicate question des droits de douane, tant agricoles qu’industriels, reste en suspens.


Principaux points d’achoppement

. Droits de douane: L’UE a offert de réduire ses droits de douane dans une fourchette comprise entre 35 et 60%, les droits les plus élevés devant faire l’objet d’une réduction plus forte. Cette baisse est jugée insuffisante par l’ensemble de ses partenaires, d’autant que Bruxelles souhaite pouvoir conserver un niveau de protection plus élevé sur environ 160 «produits sensibles», soit 8% de ses lignes tarifaires.. Aides directes aux agriculteurs: Les Européens ont proposé de réduire de 75% leurs aides qui faussent le plus les échanges, si les USA réduisent les leurs de 65% -une suggestion rejetée par Washington. Jusqu’à présent, les Américains se sont dit prêts à diminuer ces soutiens internes de 60% si le Japon et l’UE procèdent à une baisse de 83%. L’UE propose aussi de diviser par 5 les aides versées au titre de la clause «de minimis», qui autorise les pays développés à verser des subventions au-delà des limites fixées par l’OMC, pour 5% de la valeur totale de leur production agricole. . Produits industriels: Les pays développés réclament des baisses des droits de douane imposés par les pays en développement sur les produits industriels. Bruxelles notamment refuse toute nouvelle concession agricole sans avancée dans le domaine industriel de la part des grands pays émergents comme l’Inde et le Brésil. Brasilia s’est dit prêt à réduire ses tarifs consolidés (c’est-à-dire déclarés officiellement à l’OMC) de 50% mais les Européens estiment qu’une telle baisse ne réduirait pas suffisamment les tarifs appliqués réellement aux frontières. Comme pour les produits agricoles, la négociation sur les produits industriels doit être conclue dans ses grandes lignes au plus tard le 30 avril.  . Services: Les pays membres de l’OMC ont commencé la semaine dernière à s’adresser mutuellement des demandes «plurilatérales» d’ouverture de secteurs de services aussi variés que les transports, la finance, l’énergie ou les télécommunications. Ces demandes, préparées collectivement par plusieurs pays, sont censées être plus dynamiques que l’approche bilatérale suivie jusqu’ici. En pratique, ce sont surtout les pays riches qui demandent aux pays en développement d’ouvrir leur secteur des services. Les pays membres ont jusqu’à fin octobre pour conclure cette négociation.Synthèse L’Economiste

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