×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie Internationale

    OMC: Américains et Européens affûtent leurs armes

    Par L'Economiste | Edition N°:608 Le 04/10/1999 | Partager

    · Au coeur des débats, les subventions agricoles communautaires


    Washington poursuit son lobbying contre l'Union Européenne et donne la couleur de ce que seront les futures négociations commerciales multilatérales de l'OMC à Seattle. Déterminés, les Etats-Unis presseront avec force pour obtenir l'élimination des aides européennes aux exportations dans l'agriculture. «Une réforme draconienne des échanges agricoles est au coeur de notre stratégie à Seattle», a martelé Charlene Barshefsky, la représente pour le Commerce, devant la Commission des Finances du Sénat. Il s'agit surtout, a-t-elle ajouté, de «supprimer totalement et d'interdire à l'avenir toutes les subventions aux exportations qui subsistent dans l'agriculture telles que définies par l'accord de l'Organisation Mondiale du Commerce en 1995».
    Concernant les restrictions imposées par les Européens sur les produits transgéniques, Mme Barshefsky a également avancé que les Etats-Unis insisteront pour «établir des disciplines garantissant que le commerce des produits de la biotechnologie soit régi par des règles transparentes et prévisibles».
    Dans leur course, les Etats-Unis tentent de rallier le maximum de pays pour obtenir un démantèlement des aides communautaires aux exportations de produits agricoles. La représentante pour le Commerce de Bill Clinton fait ainsi valoir le vaste consensus international pour libérer le commerce agricole dans le cadre du groupe de Cairns. Ce dernier regroupe quinze pays exportateurs dont l'Argentine, l'Australie, le Canada et l'Afrique du Sud. Le front contre les subventions de l'UE s'est encore élargi avec le soutien des 21 pays du Forum économique Asie-Pacifique (APEC).
    De son côté, le secrétaire américain à l'Agriculture Dan Glickman a lancé un appel pour «isoler» l'UE à Seattle, tout en indiquant que «les Européens ne sont pas pour autant des ennemis» des Etats-Unis.


    Ce que sera la position de l'UE


    Face aux Etats-Unis, l'Union Européenne monte elle aussi au créneau. Ainsi, au début de cette semaine, un accord est intervenu sur le volet agricole de la position européenne à la réunion de l'OMC. Cet accord a été adopté à l'unanimité des 15 ministres de l'Agriculture. Ces derniers, dans ce texte, s'affirment déterminés à défendre à tout prix leur modèle agricole lors des futures négociations. Pour les Européens, le principe de précaution, en vertu duquel ils s'opposent à l'entrée sur leur territoire de boeufs élevés aux hormones, ne peut pas être remis en cause par les négociations de l'OMC.
    De plus, les Quinze réitèrent leur ferme volonté de défendre leurs rapports privilégiés avec les pays en développement. Pour les Européens, les négociations agricoles de l'OMC ne doivent pas seulement être commerciales, mais comporter également un important volet sur la défense de l'environnement. La base de négociations pour l'UE devrait être l'Agenda 2000 adopté fin mars à Berlin. Cet Agenda fixe jusqu'en 2006 le budget européen en matière agricole, ainsi qu'un calendrier de réductions des prix garantis, une forme de subvention que l'UE verse à ses agriculteurs.

    Meriem OUDGHIRI (AFP)

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc